À quelques jours du Mondial de l’Auto 2026, une étude Ipsos révèle un changement de priorités chez les automobilistes français. Sécurité, coût d’usage et confort arrivent désormais largement en tête. Des attentes qui font directement écho aux problématiques des gestionnaires de flotte automobile et à l’évolution des car policies.

Sommaire
Des exigences très concrètes au Mondial de l’Auto 2026
À l’approche de la 91e édition du Mondial de l’Auto, organisée du 12 au 18 octobre 2026 à Paris Expo Porte de Versailles, Ipsos a interrogé 1 000 Français de 18 ans et plus sur leur rapport à l’automobile. Premier enseignement : au moment de choisir une voiture, les critères les plus concrets prennent nettement le dessus.
Ainsi, la sécurité arrive en tête avec 93%, devant le coût à l’usage (91%) et le confort ou l’espace intérieur (88%). Les équipements ne sont cités que par 65% des répondants, tandis que la performance et l’écologie recueillent chacune 62%.
Pour les gestionnaires de flotte, ce classement confirme l’intérêt d’une politique automobile davantage fondée sur le TCO, les usages professionnels et l’acceptabilité des véhicules que sur leur seule valeur d’acquisition.
Le coût d’usage devient central dans la gestion de flotte
Le prix d’achat ou le montant du loyer ne suffisent plus à mesurer le coût réel d’un véhicule d’entreprise. Une analyse de flotte doit également prendre en compte :
- l’énergie
- l’entretien
- l’assurance
- la fiscalité
- les pneumatiques
- la dépréciation
- les périodes d’immobilisation.
Cette pression sur les budgets dépasse d’ailleurs largement le cadre professionnel. Selon le Baromètre des mobilités du quotidien réalisé par Ipsos bva-CESI pour Wimoov, les Français dépensent en moyenne 225 € par mois pour leurs déplacements, hors achat du véhicule. Et, bien évidemment, les carburants et l’assurance des véhicules thermiques pèsent particulièrement lourd dans cette facture.
Un chiffre qui renforce encore l’intérêt, pour les entreprises, d’intégrer le coût réel de la mobilité à leur stratégie. Cela concerne la flotte proprement dite, mais aussi les collaborateurs utilisant leur véhicule personnel ou supportant certains frais avant remboursement.
Une car policy efficace ne consiste donc plus seulement à négocier des loyers. Elle doit rechercher le meilleur compromis entre coût total de détention, conditions d’utilisation et besoins des salariés.
Sécurité automobile : Un enjeu majeur pour les entreprises
Avec 93% des réponses, la sécurité constitue le premier critère de choix automobile identifié par l’étude Ipsos réalisée pour le Mondial de l’Auto. Pour une flotte d’entreprise, cette attente rejoint directement la problématique du risque routier professionnel. Pour autant, accumuler les équipements liés à cette sécurité ne suffit pas.
Leur ergonomie, la lisibilité des interfaces et la connaissance de leur fonctionnement par les conducteurs restent essentielles. Et pour cause : une technologie mal comprise peut perdre une grande partie de son intérêt, voire devenir source de distraction.
La sécurité peut aussi faciliter l’acceptation d’une nouvelle grille de véhicules. Dans une car policy plus contrainte financièrement, mettre en avant la protection des occupants et les équipements d’aide à la conduite permet de déplacer le débat au-delà du prestige du modèle ou de sa puissance.
Le confort reste essentiel pour les conducteurs professionnels
Autre signal fort : 88% des personnes interrogées citent le confort ou l’espace intérieur parmi leurs critères de choix, la performance n’arrivant que bien après (62%). Normal : pour les grands rouleurs et les commerciaux, la qualité des sièges, l’insonorisation, l’ergonomie du poste de conduite, le volume du coffre ou la modularité ont des conséquences très concrètes au quotidien.
Les entreprises ont donc tout intérêt à segmenter leurs catalogues de véhicules en fonction des missions, du kilométrage et des besoins réels, plutôt qu’en s’appuyant uniquement sur la position hiérarchique du collaborateur.
Et cette logique vaut également pour l’électrification des flottes. L’autonomie, la puissance de recharge et la disponibilité des infrastructures doivent correspondre aux trajets réellement effectués. Un véhicule parfaitement adapté à un salarié rechargeant chez lui peut être moins pertinent pour un itinérant enchaînant les longues distances.
La voiture reste incontournable pour de nombreux actifs
L’étude Ipsos rappelle aussi la place toujours centrale de l’automobile : 91% des Français disposent d’au moins une voiture dans leur foyer, 94% l’associent à la liberté et à l’autonomie et 81% déclarent ne pas pouvoir s’en passer. D’ailleurs, chez les 25-55 ans, près d’un sur deux utilise son véhicule pour plus de la moitié de ses déplacements professionnels.
Le baromètre Wimoov va dans le même sens : 73% des automobilistes déclarent se sentir dépendants de leur voiture pour leur activité professionnelle. Et, sans aucune surprise, cette dépendance augmente fortement dans les territoires où les alternatives sont limitées.
Pour les entreprises, un enseignement majeur : éviter les politiques uniformes. Car si les transports collectifs, le vélo, l’autopartage ou autres solutions peuvent réduire certains usages automobiles, ils ne répondent pas forcément à toutes les contraintes. La bonne stratégie consiste plutôt à analyser les déplacements, les implantations des salariés et leurs missions avant de décider quels véhicules supprimer, mutualiser ou électrifier.
Électrification des flottes : Convaincre par l’usage
L’écologie recueille 62% des réponses, derrière la sécurité, le coût et le confort. Un chiffre qui ne traduit évidemment pas un rejet de la transition environnementale, mais des réponses concrètes doivent être données aux utilisateurs. Ainsi, pour faciliter le passage au véhicule électrique, les gestionnaires se doivent notamment (et nécessairement) :
- d’expliquer l’autonomie disponible
- d’organiser la recharge
- de démontrer l’intérêt économique du modèle choisi.
Les essais de véhicules, la formation à la recharge, l’éco-conduite et les retours d’expérience des utilisateurs deviennent de ce fait des outils d’accompagnement de la transition.
Mondial de l’Auto 2026 : Un observatoire pour les gestionnaires de flotte
Sans aucun doute, le Mondial de l’Auto constitue un terrain de veille pour les professionnels. Parmi les Français intéressés par les salons automobiles, 91% les considèrent comme une vitrine de l’innovation et 66% estiment qu’ils permettent de se projeter dans un futur achat. Ainsi, du 12 au 18 octobre, les gestionnaires de flotte pourront confronter en direct l’offre des constructeurs aux priorités mises en lumière par Ipsos
FAQ
Quels sont les principaux critères de choix automobile selon l’enquête Ipsos ?
L’enquête Ipsos présentée à l’approche du Mondial de l’Auto 2026 place la sécurité en tête avec 93 %, devant le coût à l’usage à 91 % et le confort ou l’espace intérieur à 88 %. Ces résultats concernent les Français interrogés, et non uniquement les conducteurs de véhicules d’entreprise.
Quels enseignements tirer de cette enquête pour les flottes d’entreprise ?
Ces attentes invitent les gestionnaires de flotte à associer maîtrise des coûts, sécurité et confort dans leur politique automobile. Le choix des véhicules doit également tenir compte des missions des collaborateurs, des distances parcourues et des conditions d’utilisation.
Pourquoi comparer le coût d’usage des véhicules ?
Le prix d’achat ou le loyer ne reflète qu’une partie des dépenses. L’énergie, l’entretien, l’assurance, la fiscalité et les pneumatiques contribuent aussi au budget automobile. Une analyse du coût total de possession permet de comparer les véhicules sur une base plus complète.
Comment accompagner les conducteurs vers une voiture électrique ?
L’accompagnement doit apporter des réponses concrètes sur l’autonomie adaptée aux trajets, l’organisation de la recharge et le coût d’utilisation. Les essais, la formation et les retours d’expérience peuvent aider les collaborateurs à prendre en main leur véhicule.
Pourquoi visiter le Mondial de l’Auto 2026 lorsqu’on gère une flotte ?
Le Mondial de l’Auto 2026 offre l’occasion de comparer les modèles, d’examiner leur confort et d’échanger avec les constructeurs sur les offres professionnelles. Pour les gestionnaires de flotte, l’enjeu est de confronter les nouveautés aux besoins des conducteurs et aux contraintes de l’entreprise.
