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Flottes d’entreprise : Les chiffres clés des immatriculations et la percée des véhicules électriques au premier semestre 2026

véhicules électriques
Etudes et données

Ralentissement des renouvellements, montée en puissance des VE, recul du thermique, progression inégale des utilitaires électrifiés : les dernières données disponibles dessinent les tendances 2026. Et annoncent déjà celles qui structureront les arbitrages des gestionnaires de flotte en 2027.

Sur les cinq premiers mois de 2026, le marché français des véhicules légers totalise 814 682 immatriculations. Soit un léger recul de 0,7% par rapport à la même période de 2025.  Les voitures particulières représentent 668 379 unités (- 0,6 %), les VUL 146 303 unités (- 1,2 %) et les véhicules industriels 17 316 unités (- 4,2 %). Ces chiffres confirment un marché globalement stable. La transformation se joue donc moins dans le nombre de véhicules immatriculés que dans leur motorisation.

Les véhicules électriques progressent rapidement

La principale évolution de 2026 concerne le mix énergétique. Sur les cinq premiers mois de l’année, les voitures particulières électriques atteignent 185 714 immatriculations, soit 27,8% du marché VP, contre 119 475 unités et 17,8% un an plus tôt. Une progression aussi spectaculaire qu’est la chute des véhicules thermiques.

En effet, l’essence recule fortement, passant de 157 100 immatriculations sur les cinq premiers mois de 2025 à 99 329 unités en 2026. Sa part de marché tombe ainsi de 23,4% à 14,9%. Le diesel, lui, poursuit son immense recul avec seulement 17 192 immatriculations VP, soit 2,6% du marché. Quant aux hybrides, ils restent la première motorisation avec 340 403 unités et 50,9% du marché VP.

Les flottes accélèrent plus vite que le marché global

En mai 2026, selon le baromètre Arval Mobility Observatory, les immatriculations de flottes VP + VUL atteignent 50 003 unités, en recul de 2,6% sur le mois. Depuis janvier, le marché flotte totalise 274 952 immatriculations, en baisse de 5,87%. Mais le chiffre le plus marquant concerne incontestablement les véhicules 100% électriques. 

Ainsi, toujours selon l’Arval Mobility Observatory, les entrées en parc de BEV atteignent 16 255 VP + VUL en mai 2026, en progression de… 120,98%. Leur part de marché atteint 32,51% du mix énergétique des flottes VP + VUL, devant toute autre énergie prise isolément. 

Sur les seules voitures particulières BtoB, le mouvement est encore plus net : 13 112 VP électriques ont été livrées en mai 2026, soit 42,6% des immatriculations BtoB sur ce segment.

Les VUL électriques progressent aussi, mais…

Si le segment des VUL reste essentiel pour les entreprises, les artisans, les collectivités, les services de maintenance, les acteurs du dernier kilomètre et les flottes techniques, son électrification ne peut pas suivre exactement le même rythme que celle des voitures particulières.

Les raisons sont bien connues : autonomie réelle en charge, charge utile, aménagements professionnels, tournées longues, interventions imprévues, nécessité de recharger sur site et disponibilité encore inégale des modèles selon les métiers. Pour un commercial urbain ou un véhicule de pool, le passage au VE peut être relativement simple. Pour un technicien itinérant, l’équation est souvent plus délicate.

Cette différence de rythme explique pourquoi l’électrification des flottes ne peut pas être uniforme. Les entreprises segmentent souvent les usages. Le VE est déployé là où il est pertinent, tandis que l’hybride, voire certaines motorisations thermiques, conservent une utilité pour des missions fortement contraintes.

Les constructeurs français restent dominants, mais la concurrence s’intensifie

Les constructeurs français conservent une place prépondérante sur le marché B2B. Sur les cinq premiers mois de 2026, Stellantis représente 29,6% du marché français des véhicules légers, tandis que le groupe Renault atteint 26,7%. Sur les VUL, leur poids est encore plus fort : 38,5% pour Stellantis et 30,5% pour Renault.

Mais la concurrence s’intensifie. L’arrivée de nouveaux modèles électriques, le renouvellement des gammes hybrides et la montée en puissance de certains constructeurs étrangers modifient progressivement les équilibres. Résultat, cette diversité facilite l’intégration du VE dans les car policies, mais elle complexifie aussi les arbitrages..

Ce que ces chiffres annoncent déjà pour 2027

En 2027, les évolutions fiscales, les objectifs de décarbonation, la montée en puissance des critères ESG et la recherche d’un meilleur TCO devraient continuer d’accélérer l’électrification, mais de manière plus sélective.

Pour les gestionnaires de flotte, 2027 ne sera probablement pas l’année d’un basculement brutal vers une seule technologie. Elle confirmera plutôt une logique de panachage. Et la fiscalité jouera encore un rôle déterminant. Alors, dans ce contexte, le pilotage du TCO deviendra encore plus stratégique.

Les 5 chiffres à retenir

  • 814 682 véhicules légers immatriculés en France entre janvier et mai 2026.
  • 668 379 voitures particulières neuves sur la même période.
  • 27,8% de part de marché pour les VP électriques, contre 17,8% en 2025.
  • 32,51% de véhicules électriques dans le mix VP + VUL des flottes en mai 2026.
  • 42,6% de VE particulières sur le canal BtoB en mai 2026.

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