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Immatriculations 2026 : l’électrique atteint 42% des flottes

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Stratégie et déploiement

Selon les données publiées le 1er septembre par AAA DATA, les immatriculations de voitures neuves ont progressé de 7% en août 2026, portées notamment par l’électrique qui, dans les flottes, représente désormais 42% des immatriculations. Mais derrière cette accélération se cache une réalité plus contrastée. On fait le point. 

Le marché automobile français poursuit sa recomposition. 94 351 voitures particulières neuves ont été immatriculées en août dernier, soit une progression de 7% sur un an. Depuis le début de l’année, le marché atteint 1 078 320 unités, en hausse de 3%. Une dynamique qui prolonge celle observée au premier semestre par  Arval Mobility Observatory : à fin juin, le 100% électrique représentait déjà près de 30% des immatriculations d’entreprise, en hausse de 12,7 points sur un an. 

Mais derrière ces chiffres globaux communiqués par AAA DATA ce 1er septembre, c’est surtout l’évolution des motorisations qui retient l’attention. L’électrique représente désormais 38% des immatriculations de voitures neuves en août, avec 36 159 unités. Une progression de 113% sur un an. Depuis janvier, 322 097 voitures électriques ont été immatriculées, soit 30% du marché.

Une Immatriculations 2026 : Une progression visible aussi dans les flottes d’entreprise

Pour les entreprises, le mouvement est tout aussi spectaculaire. L’électrique atteint 42% des immatriculations de flottes.  En août, ce sont 26 596 voitures neuves qui ont été immatriculées, soit 7% de plus qu’un an auparavant. Leur part du marché atteint 29%. Surtout, 11 085 voitures électriques ont été immatriculées auprès des flottes sur le mois, en hausse de 87%.

La fiscalité 2026 pousse clairement vers les véhicules électriques

Pour Marie-Laure Nivot, Head of automotive market analysis chez AAA DATA, « Du côté des entreprises, l’acquisition de voitures électriques continue de progresser. La fiscalité et les aides publiques redistribuent les équilibres entre canaux et motorisations». De fait, plusieurs dispositifs sont récemment venus renforcer la pression sur les entreprises.

La taxe annuelle incitative au verdissement des flottes fixe en 2026 un objectif cible de 18% de véhicules légers à faibles émissions pour les entreprises disposant d’une flotte d’au moins 100 véhicules légers. Son tarif unitaire est porté à 4 000 € en 2026, le montant effectivement dû dépendant notamment de l’écart à l’objectif et du rythme de renouvellement des véhicules très émetteurs.

À cette taxe spécifique aux entreprises s’ajoute le durcissement du malus CO2 déclenché dès 108 g/km en 2026 contre 113 g/km en 2025, avec un plafond désormais porté à 80 000 €.

Le malus au poids a également été renforcé, avec un seuil abaissé à 1 500 kg. Les hybrides rechargeables restent concernés, même s’ils bénéficient, sous conditions, d’un abattement de 200 kg, dans la limite de 15% de leur masse..

Enfin, la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques a elle aussi été relevée depuis le 1er mars : son tarif atteint désormais 130 € pour les véhicules de catégorie 1 et 650 € pour les véhicules les plus polluants, contre respectivement 100 et 500 € auparavant.

Les véhicules thermiques poursuivent leur forte chute

Les voitures essence ne représentent plus que 12% du marché en août, avec 10 903 immatriculations, en baisse de 40%. Le diesel tombe à 1 816 unités, soit seulement 2% du marché et un recul de 58%. Pour les directions de flotte, conserver une car policy fortement orientée vers le thermique devient donc de plus en plus difficile à justifier financièrement. Toutefois, la pression fiscale produit également un effet moins favorable.

Le verdissement n’empêche pas le recul du marché entreprise

Si les flottes progressent de 7% sur le seul mois d’août, le bilan depuis le début de l’année est plus préoccupant. Selon AAA DATA, le marché des sociétés hors secteur automobile recule de 9% à fin août par rapport à 2025. Autrement dit, les entreprises électrifient davantage leurs véhicules lorsqu’elles les renouvellent, mais elles semblent également réduire leurs volumes d’achat.

Le contexte économique joue évidemment un grand rôle. Les entreprises doivent composer avec une croissance faible, une facture énergétique importante et des coûts automobiles qui restent élevés. Conséquence : si la fiscalité accélère le remplacement des véhicules thermiques, elle peut simultanément conduire à différer certaines commandes, prolonger des contrats existants ou réduire la taille des parcs.

Les grandes entreprises sont en avance

Toutes les entreprises ne progressent cependant pas au même rythme. AAA DATA constate en effet que l’électrique est désormais majoritaire dans les immatriculations de voitures neuves des grandes entreprises, directement ciblées par les obligations issues de la loi LOM et par les dispositifs fiscaux de verdissement.

La situation est sensiblement différente dans les PME et les petites flottes, où le renouvellement reste davantage contraint par le prix des véhicules, la disponibilité des infrastructures de recharge et les conditions d’usage.

Construction et professions libérales parmi les secteurs les plus électrifiés

Les écarts sont également importants selon les secteurs économiques. AAA DATA identifie notamment la construction et les activités spécialisées, scientifiques et techniques, qui englobentcertaines professions libérales, parmi les secteurs affichant les plus fortes parts de VE neufs. Un constat qui peut sembler surprenant pour la construction, secteur historiquement très dépendant des véhicules thermiques.

Les grands SUV davantage électrifiés

Autre enseignement: tous les segments automobiles n’avancent pas au même rythme. Les grands SUV du segment D affichent les niveaux d’électrification les plus élevés. À l’inverse, les segments B et C-SUV, pourtant au cœur des volumes automobiles, restent nettement en retrait.

Normal : les modèles haut de gamme ou de segments supérieurs disposent depuis plusieurs années d’une offre électrique étoffée, avec des autonomies élevées et des prestations plus facilement compatibles avec les besoins des grands rouleurs. Pour les gestionnaires de flotte, le défi se déplace donc désormais vers les catégories plus accessibles, utilisées par le plus grand nombre de collaborateurs.

Vers des flottes plus petites mais plus électriques

Le marché automobile professionnel de 2026 semble bel et bien entrer dans une nouvelle phase. Les entreprises ne se contentent plus de remplacer progressivement leurs véhicules thermiques par des électriques. Elles commencent aussi (comme on l’a dit plus haut) à remettre en question la taille même de leurs flottes. 

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