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Pool et autopartage en entreprise : Comment réduire sa flotte de 20 à 35% ?

Pool et autopartage
TCO, coûts, et car policy

L’évolution des modes de travail a une conséquence : de nombreux véhicules restent stationnés trop longtemps sur les parkings d’entreprises. Alors, pour les gestionnaires de flotte, un objectif : augmenter leur taux d’utilisation afin de réduire la taille du parc. Ceci, sans dégrader la mobilité des collaborateurs. Mais comment ? On fait le point. 

Pool de véhicules vs autopartage : Définitions et cas d’usage

Souvent vues comme identiques, ces deux notions recouvrent en réalité des réalités légèrement différentes

Le pool de véhicules

Il désigne un ensemble de véhicules mutualisés mis à disposition des collaborateurs pour leurs déplacements professionnels. Les utilisateurs réservent un véhicule lorsqu’ils en ont besoin, puis le restituent à l’issue de leur déplacement.

L’autopartage

La solution repose généralement sur une plateforme numérique permettant de réserver, ouvrir, utiliser et restituer le véhicule sans intervention humaine. Les solutions les plus avancées intègrent même des systèmes d’accès dématérialisés via smartphone ou badge. Dans les faits, de nombreuses entreprises combinent aujourd’hui les deux approches, le pool constituant le socle organisationnel tandis que l’autopartage assure l’automatisation et le pilotage de l’ensemble.

Bon à savoir : Les véhicules de fonction, attribués individuellement, restent généralement exclus de ces dispositifs.

Pourquoi les entreprises s’y intéressent autant ?

Dans de nombreuses organisations, le taux d’utilisation réel des véhicules apparaît beaucoup plus faible qu’imaginé. Certains véhicules ne roulent que quelques heures par semaine tandis que d’autres concentrent l’essentiel des déplacements. Or, cette sous-utilisation représente un coût important

En effet, chaque véhicule génère des loyers, des frais d’assurance, des coûts de maintenance, des charges administratives et mobilise des places de stationnement. Mutualiser les usages permet donc de réduire directement le TCO global de la flotte.

Mais les bénéfices ne s’arrêtent pas là. La réduction du nombre de véhicules contribue également aux objectifs RSE de l’entreprise en diminuant l’empreinte carbone du parc, à condition que les besoins de mobilité restent couverts et ne soient pas reportés vers des usages plus carbonés.

Diagnostic de faisabilité : Etes-vous prêt ?

Toutes les entreprises ne peuvent pas réduire leur flotte de 30% du jour au lendemain. Avant tout projet de mutualisation, une phase d’analyse approfondie s’impose. 

Ainsi, la première question à se poser est simple : combien de temps les véhicules roulent-ils réellement ? Il n’est pas rare que certains véhicules restent immobilisés une grande partie du temps, parfois plus de 90% sur certains sites administratifs ou tertiaires.

Analyse des taux d’utilisation et cartographie des besoins

La réussite du projet dépend largement de la qualité de cette phase de diagnostic. L’objectif consiste à identifier précisément:

  • les pics d’utilisation
  • les périodes creuses
  • les profils utilisateurs
  • les trajets récurrents
  • les besoins spécifiques de certains métiers.

Les outils télématiques et les logiciels de gestion de flotte facilitent aujourd’hui considérablement cette analyse. Et la cartographie des usages permet souvent de faire apparaître 3 catégories de véhicules : ceux qui sont sous-utilisés, ceux qui sont correctement exploités, et ceux qui sont saturés.

Méthode de déploiement en 5 étapes

Les entreprises qui réussissent leur transition vers l’autopartage suivent généralement une démarche progressive.

Étape 1 : Mesurer l’existant

Avant toute décision, il est indispensable de disposer de données fiables sur l’utilisation réelle de la flotte.

Étape 2 : Identifier les véhicules mutualisables

Tous les véhicules ne sont pas concernés. Les véhicules de service et les véhicules administratifs offrent généralement le plus fort potentiel.

Étape 3 : Choisir un outil de réservation

La réservation constitue le cœur du dispositif. L’expérience utilisateur doit être simple, rapide et transparente.

Étape 4 : Lancer un pilote

Les projets les plus performants débutent souvent sur un seul site ou avec un nombre limité de véhicules.

Étape 5 : Ajuster la taille de la flotte

Une fois les données consolidées, l’entreprise peut progressivement supprimer les véhicules devenus inutiles ou reporter certains renouvellements. C’est généralement à ce stade que les gains financiers deviennent réellement visibles.

Les KPI à suivre pour piloter votre pool de véhicules

L’un des avantages majeurs de l’autopartage réside dans la quantité de données produites. Car les gestionnaires de flotte peuvent ainsi disposer d’indicateurs objectifs pour piloter leurs décisions. Parmi les KPI les plus pertinents figurent :

  • Le taux d’utilisation des véhicules.
  • Le taux de réservation, qui permet d’anticiper les tensions éventuelles sur le parc.
  • Le nombre moyen de réservations par véhicule.
  • Le coût de mobilité par collaborateur.
  • Le coût total de possession du parc mutualisé.
  • Le taux de disponibilité des véhicules.
  • Le kilométrage moyen mensuel.
  • Le taux de satisfaction des utilisateurs.

Des réductions de flotte de 20% à 35%

De nombreuses organisations rapportent des réductions comprises entre 20 et 35%. Et certaines collectivités territoriales ont obtenu des résultats encore plus spectaculaires grâce à la mutualisation de véhicules administratifs historiquement attribués à des services distincts.

Les pièges à éviter

1. Réduire le parc trop rapidement.

Lorsqu’un projet est piloté uniquement sous l’angle des économies, le risque est de créer une pénurie de véhicules et de dégrader l’adhésion des utilisateurs.

2. Délaisser l’accompagnement au changement.

Pour certains collaborateurs, la disparition d’un véhicule dédié peut être perçue comme une perte de confort ou d’autonomie. La communication interne joue donc un rôle déterminant dans la réussite du projet.

3. Sous estimer le choix de l’outil de réservation.

Une solution complexe ou peu fiable peut rapidement faire échouer l’initiative.

Une transformation qui dépasse la seule gestion de flotte

L’autopartage en entreprise s’inscrit aujourd’hui dans une réflexion plus large autour de la mobilité des collaborateurs, de la maîtrise des coûts et des engagements RSE. Il constitue l’un des leviers les plus rapides à mettre en œuvre pour réduire simultanément les dépenses de mobilité et les émissions associées aux déplacements professionnels.

FAQ – Comment réduire sa flotte de 20 à 35% ?

Quelle différence entre un pool de véhicules et l’autopartage ?

Le pool désigne la mutualisation des véhicules. L’autopartage ajoute généralement des outils numériques de réservation, de suivi et d’accès automatisé.

Combien de véhicules peut-on supprimer grâce à l’autopartage ?

Les réductions observées peuvent atteindre 20 à 35 % dans les organisations présentant un important potentiel de mutualisation.

Quel est le principal KPI à suivre ?

Le taux d’utilisation des véhicules reste l’indicateur le plus important pour mesurer l’efficacité du dispositif.

Quels véhicules sont les plus adaptés à la mutualisation ?

Les véhicules de service, les véhicules administratifs et les véhicules utilisés ponctuellement offrent généralement le meilleur potentiel.

L’autopartage est-il compatible avec l’électrification de la flotte ?

Oui. De nombreuses entreprises profitent d’ailleurs de la mise en place d’un pool partagé pour accélérer l’introduction de véhicules électriques et optimiser leur taux d’utilisation.

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