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Comment réduire les immobilisations des véhicules de flotte ?

les immobilisations des véhicules de flotte
TCO, coûts, et car policy

Pannes, délais atelier, sinistres ou problèmes de recharge. Découvrez comment améliorer la disponibilité des véhicules et réduire les coûts cachés. 

Un véhicule immobilisé ne coûte pas seulement le prix de sa réparation. Il peut aussi entraîner l’annulation d’une tournée, le report d’interventions, l’obligation d’une location ou une perte de chiffre d’affaires. Réduire les immobilisations constitue donc un levier important d’optimisation du TCO. La priorité est alors d’identifier les causes des arrêts, de mesurer leur durée et d’agir avant que les incidents ne se répètent.

Identifiez les causes d’immobilisation

Toutes les immobilisations n’ont pas le même impact. C’est une évidence, mais une révision programmée est plus facile à gérer qu’une panne soudaine ou qu’une longue attente de pièces, par exemple.

Les principales causes d’immobilisation sont les suivantes :

  • Une maintenance préventive : révisions, pneus, freins, contrôle technique ou rappels
  • Une maintenance corrective : pannes mécaniques, électriques ou électroniques
  • Des sinistres : accidents, bris de glace, chocs de carrosserie ou vandalisme
  • Des problèmes de pneumatiques : crevaisons, sous-gonflage ou usure irrégulière
  • Des problèmes administratifs : contrôle technique oublié, assurance ou documents manquants
  • Des soucis liés à la recharge : borne indisponible, badge défaillant ou niveau de batterie insuffisant.

Pour chaque arrêt, il s’agit donc de connaître la cause réelle, la durée, le coût, le prestataire concerné et l’impact sur l’activité.

Mesurez les bons KPI

Le premier indicateur est le taux de disponibilité : Jours disponibles / Jours théoriques d’utilisation = Taux de disponibilité

Attention : Un taux de 95 % peut sembler satisfaisant. Pourtant, pour une flotte de 100 véhicules devant être disponible 365 jours par an, il correspond encore à 1 825 journées cumulées d’indisponibilité. Pour une flotte utilisée uniquement les jours ouvrés, le calcul doit être effectué à partir du nombre réel de jours d’exploitation.

D’autres indicateurs doivent venir compléter ce taux :

  • le nombre de jours d’arrêt par véhicule
  • le délai moyen de réparation
  • le taux d’immobilisations non planifiées
  • le coût moyen d’un arrêt
  • les causes les plus fréquentes
  • le nombre de véhicules de remplacement utilisés.

Bien entendu, le coût d’une immobilisation peut comprendre les dépenses directes (réparation, remorquage, location ou véhicule de remplacement) ainsi que les coûts indirects liés aux heures perdues, aux retards et à la désorganisation de l’activité.

Misez sur la maintenance préventive

La maintenance préventive ne supprime pas tous les arrêts, mais elle permet de les planifier. Or, une révision programmée perturbe évidemment beaucoup moins l’activité qu’une panne imprévue.

Il s’agit donc de respecter les échéances prévues par le constructeur pour :

  • Les révisions et vidanges
  • Les filtres et niveaux
  • Les freins et pneumatiques
  • Les batteries 
  • Les mises à jour logicielles
  • Les campagnes de rappel.

Pour les véhicules électriques, il faut également penser à surveiller la batterie 12 V, les câbles de recharge, les alertes électroniques et l’état des pneus. Quant aux VUL thermique de catégorie N1, le calendrier doit également intégrer le contrôle complémentaire pollution entre deux contrôles techniques périodiques.

Surveillez les pneumatiques

Les pneus sont une source fréquente d’immobilisations évitables. Une crevaison, un sous-gonflage ou une usure irrégulière peuvent rapidement bloquer un véhicule. La pression doit donc être contrôlée régulièrement, notamment sur les VUL chargés. Les chocs contre les trottoirs, les flancs abîmés et les défauts de géométrie sont également à surveiller.

Les besoins saisonniers doivent également être anticipés. Dans les zones soumises à l’obligation d’équipements hivernaux, attendre le premier épisode neigeux pour commander des pneus 3PMSF, des chaînes ou des chaussettes peut exposer la flotte à des ruptures de stock et à des délais d’atelier plus longs.

Un objectif : Réduire les petits sinistres

Dans de nombreuses flottes, les immobilisations proviennent d’une accumulation de petits incidents :

  • rétroviseurs cassés
  • pare-brise endommagés
  • portes latérales ou hayons abîmés
  • chocs de stationnement
  • accrochages lors des manœuvres.

Reste à analyser les circonstances de ces sinistres. Une formation courte sur les angles morts, la marche arrière, le gabarit des VUL ou le stationnement peut (peut-être) réduire les incidents.

Utilisez la télématique

Selon le système installé et les données rendues accessibles par le véhicule ou son constructeur, la télématique peut faire remonter le kilométrage, certaines alertes techniques, des anomalies d’usage, des chocs ou les prochaines échéances de maintenance. Elle aide ainsi à intervenir avant la panne et à adapter l’entretien à l’usage réel du véhicule.

Optimisez les contrats atelier

La durée d’immobilisation dépend aussi de la qualité des prestataires. Ainsi, un contrat adapté aux contraintes de la flotte peut utilement prévoir des délais d’intervention, des créneaux prioritaires, un diagnostic rapide, des interventions mobiles, un véhicule de remplacement et un reporting régulier.

Avec un loueur LLD, il s’agit notamment de vérifier qui prend les rendez-vous, si le véhicule de remplacement est inclus, pendant combien de temps et dans quelle catégorie. Enfin, il faut également préciser les modalités de prise en charge des pneus, des bris de glace et des pièces indisponibles.

Anticipez les arrêts des véhicules électriques

Les véhicules électriques nécessitent moins d’entretien mécanique, mais peuvent connaître d’autres causes d’indisponibilité :

  • borne hors service
  • badge non reconnu
  • câble absent
  • recharge insuffisante
  • batterie 12 V défaillante
  • mise à jour logicielle
  • conducteur mal formé.

Un VE ne doit donc pas être considéré comme disponible uniquement parce qu’il fonctionne. Son niveau de charge doit être suffisant pour accomplir la mission prévue. Aussi, la formation des conducteurs est indispensable pour éviter les erreurs de badge, de branchement ou de planification.

Plan d’action en 30 jours

Semaine 1 : Mesurer

Recenser les véhicules immobilisés au cours des six à douze derniers mois et classer les arrêts par cause.

Semaine 2 : Identifier les priorités

Repérer les véhicules les plus souvent immobilisés, les principales causes et les ateliers les plus lents.

Semaine 3 : Agir

Programmer les contrôles techniques, vérifier les pneus, traiter les alertes de maintenance et contrôler les badges et bornes de recharge.

Semaine 4 : Piloter

Créer un tableau de bord mensuel comprenant le taux de disponibilité, les jours d’arrêt, les délais atelier, les coûts et les causes d’immobilisation.

FAQ – Réduire les immobilisations de véhicules dans une flotte

Comment réduire rapidement les arrêts ?

En planifiant les contrôles techniques, en surveillant les pneus, en traitant les alertes de maintenance et en améliorant les délais de rendez-vous en atelier.

La maintenance préventive coûte-t-elle plus cher ?

Elle peut augmenter certaines dépenses planifiées, mais elle permet souvent d’éviter des pannes coûteuses, des réparations lourdes et des locations de remplacement.

Quel rôle joue la télématique ?

Elle permet de suivre les kilomètres, les alertes, les anomalies et les prochaines opérations de maintenance. Elle doit toutefois être utilisée dans le respect des règles de la CNIL.

Les véhicules électriques sont-ils moins immobilisés ?

Ils nécessitent moins d’entretien mécanique, mais peuvent être bloqués par des problèmes de recharge, de borne, de câble, de batterie 12 V ou de logiciel.

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