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VUL électriques : A partir de quel kilométrage deviennent-ils vraiment rentables ?

VUL électriques
Voitures et VUL

Longtemps, les VUL électriques coûtaient forcément plus cher à l’achat que les modèles diesel. Mais, à mesure que les coûts d’usage évoluent, que les aides publiques se renforcent et que les entreprises cherchent à réduire leurs émissions, l’équation change. À partir de quel kilométrage annuel les VUL électriques deviennent-ils plus rentables que les utilitaires thermiques ? On fait le point.

Le prix d’achat ne suffit pas

La réponse à cette question dépend de plusieurs paramètres, mais une tendance se dessine clairement : pour de nombreux usages professionnels, le seuil de rentabilité est désormais plus proche qu’il y a encore quelques années. L’une des erreurs les plus fréquentes consiste plus que jamais à comparer uniquement le prix catalogue d’un véhicule électrique à celui de son équivalent diesel.

Car, comme chacun sait, l’électrique bénéficie de plusieurs avantages. Son coût énergétique est généralement inférieur à celui du diesel, les opérations de maintenance sont moins nombreuses et certains dispositifs fiscaux ou aides publiques viennent compenser une partie du surcoût initial.

Le kilométrage annuel reste le facteur décisif

C’est une certitude : plus un véhicule roule, plus les économies générées par l’électrique deviennent importantes. Un utilitaire diesel parcourant 30 000 km par an supporte des dépenses importantes en carburant, auxquelles s’ajoutent les opérations d’entretien régulières. À l’inverse, un VUL électrique bénéficie :

  • d’un coût énergétique généralement plus faible
  • d’un nombre réduit de pièces mécaniques
  • d’un entretien allégé
  • d’une usure moindre des freins grâce au freinage régénératif.

Résultat : plus le kilométrage augmente, plus l’écart de coût d’exploitation se creuse en faveur de l’électrique.

Le seuil de rentabilité se situe souvent entre 25 000 et 30 000 km/an

De nombreuses études de TCO situent aujourd’hui le point de bascule économique entre 25 000 et 30 000 km par an pour un VUL électrique rechargé principalement sur site. Ce seuil reste toutefois très dépendant du prix de l’énergie, des aides disponibles et des conditions d’exploitation. Au-delà de ce seuil, le TCO d’un utilitaire électrique devient généralement plus favorable que celui d’un modèle diesel comparable.

Attention : ce seuil ne constitue pas une règle universelle. Il varie selon le prix de l’énergie et le mode de recharge évidemment, mais aussi de la durée de détention, du type de financement, du niveau des aides disponibles et de la valeur résiduelle des véhicules.

Une entreprise disposant d’une infrastructure de recharge sur site pourra, par exemple, bénéficier d’un coût énergétique nettement plus avantageux qu’un utilisateur dépendant exclusivement des bornes publiques rapides.

Les nouvelles aides renforcent l’avantage économique

L’évolution récente des CEE modifie également les calculs. Depuis le 1er juin 2026, les nouvelles bonifications CEE peuvent réduire significativement le coût d’acquisition des VUL électriques. Selon le gabarit du véhicule, son usage et les critères d’éligibilité, le montant des aides peut approcher 9 500 €, voire davantage dans certains cas. Ces soutiens contribuent à réduire le surcoût d’acquisition qui constitue encore le principal frein à l’électrification pour de nombreuses entreprises.

Car c’est bien là le paradoxe : malgré un coût d’usage généralement inférieur à celui d’un utilitaire diesel comparable, les VUL électriques restent pénalisés par un prix d’achat plus élevé. 

Selon les profils d’utilisation, les gains observés sur le coût total de détention peuvent en effet varier sensiblement. Le surcoût initial demeure significatif sur de nombreux segments, même si l’écart tend à se réduire avec l’arrivée de nouvelles offres et l’évolution du marché. Les aides publiques jouent donc un rôle majeur dans l’accélération du retour sur investissement.

Les usages les plus favorables à l’électrique

Tous les véhicules ne présentent pas le même potentiel de rentabilité. Les profils les plus favorables sont généralement :

  • les techniciens de maintenance
  • les équipes SAV
  • les artisans intervenant localement
  • les flottes de livraison urbaine
  • les services techniques des collectivités.

Ces activités présentent en effet plusieurs caractéristiques compatibles avec l’électrique. Comme des trajets quotidiens prévisibles, un retour régulier au dépôt, une recharge nocturne possible, des kilométrages annuels élevés ainsi qu’une forte circulation en milieu urbain ou périurbain.

Bon à savoir : Selon les données du plan gouvernemental d’électrification des usages, les camionnettes électriques disposent aujourd’hui d’autonomies réelles permettant de couvrir environ 90% des trajets quotidiens des artisans et professionnels.

Dans certains cas, le diesel conserve encore un avantage

L’électrique n’est pas systématiquement la meilleure solution. Certains usages restent en effet plus favorables au diesel :

  • les très faibles kilométrages annuels
  • les longues distances autoroutières quotidiennes
  • les missions nécessitant une charge utile maximale en permanence
  • les activités sans solution de recharge dédiée.

Dans ces situations, le gain économique généré par la baisse des coûts d’usage peut être insuffisant pour compenser le surcoût initial du véhicule. C’est pourquoi une analyse au cas par cas demeure indispensable.

Le véritable enjeu : Raisonner véhicule par véhicule

L’une des principales erreurs consiste à vouloir électrifier ou non une flotte dans son ensemble. Le bon raisonnement consiste plutôt à analyser chaque véhicule individuellement. Car selon le kilométrage annuel, la fréquence des arrêts, les parcours réalisés ou encore la charge transportée, deux utilitaires appartenant à la même entreprise peuvent présenter des profils d’exploitation radicalement différents. 

L’approche la plus pertinente consiste donc à construire des simulations de TCO véhicule par véhicule afin d’identifier les candidats les plus rentables à l’électrification.

FAQ : Rentabilité des VUL électriques

À partir de quel kilométrage un utilitaire électrique devient-il rentable ?

Dans de nombreux cas, le seuil de rentabilité se situe entre 25 000 et 30 000 km par an, mais il dépend fortement du mode de recharge et des aides disponibles.

Les VUL électriques coûtent-ils moins cher à l’usage ?

Oui. Les dépenses d’énergie et d’entretien des VUL électriques sont généralement inférieures à celles d’un véhicule diesel comparable.

Les aides publiques améliorent-elles le TCO ?

Oui. Les nouvelles primes CEE peuvent réduire significativement le coût d’acquisition et accélérer le retour sur investissement.

Tous les utilitaires ont-ils intérêt à passer à l’électrique ?

Non. Les usages longue distance ou les très faibles kilométrages restent parfois plus favorables aux motorisations thermiques.

Quelle est la meilleure méthode pour décider ?

Réaliser une analyse de TCO détaillée véhicule par véhicule en intégrant les données réelles d’usage, de recharge et de financement.

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