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Engins de chantier électriques : Quelles aides pour les entreprises en 2026 ?

Engins de chantier électriques
BTP et chantiers

Ouvert par l’ADEME le 30 juin dernier et intégré à E-Trans, le dispositif «Engins de chantier électriques 2026» est accessible jusqu’au 31 décembre prochain. Attention, toutefois : cette première phase dispose d’une enveloppe de 10 millions d’€… jusqu’à épuisement des crédits.

E-Trans s’étend aux engins de chantier

Le programme E-Trans avait d’abord été conçu pour accompagner l’électrification du transport routier lourd. Jusqu’à ce que son périmètre soit étendu aux engins motorisés utilisés dans le bâtiment, les travaux publics et, à titre expérimental, l’agriculture. Lors de cette extension, le gouvernement a fixé l’objectif d’aider au moins 400 engins de chantier électriques. Un enjeu loin d’être marginal. 

En effet, en 2021, l’ADEME estimait à 6,1 millions de tonnes équivalent CO2 les émissions des engins motorisés non routiers de construction en France. Sans parler des émissions de NOx et de particules ainsi que  des nuisances sonores, particulièrement problématiques pour les travaux réalisés en milieu urbain dense ou à proximité d’écoles et d’établissements de santé.

A noter :  Malgré cette limitation calendaire, le Gouvernement a annoncé une seconde enveloppe de 40 millions d’€ d’ici la fin de l’année.

Quels engins de chantier électriques sont éligibles ?

Le dispositif vise les engins mobiles non routiers automoteurs, neufs ou rétrofités, fonctionnant exclusivement grâce à une batterie électrique et utilisés pour des activités de chantier. Le champ est assez large puisqu’il comprend notamment :

  • les travaux publics 
  • le bâtiment
  • le génie civil
  • l’exploitation minière. 

En revanche, tous les matériels professionnels électriques ne peuvent profiter de cette enveloppe. Ainsi, les véhicules dont l’usage principal est agricole, logistique ou aéroportuaire sont exclus.

Bon à savoir : Les chariots élévateurs, nacelles élévatrices et nacelles ciseaux sont également exclus, sauf lorsqu’ils sont configurés pour un usage tout-terrain.

véhicules agricoles

Des critères stricts de production européenne

L’assemblage final de l’engin neuf (ou l’opération de rétrofit) doit impérativement être réalisé dans l’Espace économique européen. Sauf exception prévue pour certaines nacelles tout-terrain, l’assemblage final du pack batterie doit lui aussi avoir lieu dans l’EEE et le système de gestion de batterie doit lui aussi y être conçu ou produit. 

Pour un engin neuf, le dossier doit également comporter une attestation prouvant que le constructeur participe depuis au moins un an à un organisme officiel de normalisation d’un État de l’EEE.

Jusqu’à 65% d’aide pour certaines petites entreprises : modalités de mise en oeuvre

Le montant de la subvention dépend de la taille de l’entreprise, du type d’investissement et, dans certains cas, de sa localisation. 

A noter que le mécanisme le plus favorable concerne l’acquisition d’un engin électrique lorsqu’un «scénario contrefactuel» peut être établi. En clair, après avoir comparé le prix du matériel électrique à celui d’un engin thermique neuf de référence et aux caractéristiques équivalentes, l’aide portera sur le surcoût d’acquisition de l’électrique, et non sur la totalité de son prix.

Le montant varie selon les zones 

Hors zone bénéficiant d’une aide à finalité régionale (AFR), le taux maximal atteint :

  • 30% du coût éligible pour une grande entreprise
  • 40% pour une entreprise moyenne
  • 50% pour une petite entreprise. 

Dans les zones AFR, ces taux peuvent être majorés. Dans les zones dites « a », ils atteignent respectivement 45%, 55% et jusqu’à 65% pour une petite entreprise.

Lorsque l’acquisition ne repose pas sur ce scénario contrefactuel (ou lorsqu’il s’agit d’un rétrofit), les taux sont plus faibles. Hors zone AFR, ils sont plafonnés à :

  • 15% pour une grande entreprise
  • 20% pour une moyenne
  • 25% pour une petite. 

Toutefois, ils peuvent atteindre respectivement 22,5%, 27,5% et 32,5 % dans certaines zones AFR.

Bonne nouvelle : Les matériels destinés à la location sont également pris en compte.

La recharge des engins peut aussi être financée

Le programme E-Trans accepte également les infrastructures fixes ou mobiles ainsi que les unités de charge mobiles sur batterie, à condition qu’elles soient : 

  • neuves
  • non ouvertes au public
  • destinées aux engins de chantier électriques.

Dans ce cas, les taux maximaux atteignent 30% pour une grande entreprise, 40-% pour une entreprise moyenne et 50% pour une petite entreprise. Cette aide porte toutefois sur le coût d’acquisition de l’équipement : les coûts d’installation, de raccordement, d’exploitation ou certaines opérations temporaires ne sont pas retenus dans cette assiette.

Attention : L’aide à la recharge relève du régime européen « de minimis ». Le total des aides de minimis perçues par une entreprise unique ne peut dépasser 300 000 € sur une période de trois ans.

Une aide plafonnée à un million d’€ par entreprise

Même pour un parc important, la subvention n’est pas illimitée. Le montant total susceptible d’être versé est plafonné à 1 million d’€ par entreprise. Par ailleurs, les aides consacrées aux infrastructures de recharge ne peuvent représenter plus de 20% de l’enveloppe totale du dispositif.

Attention à certains cumuls

– Un même engin ou une même infrastructure ne peut bénéficier simultanément de deux financements issus de programmes CEE différents. – Les autres aides publiques obtenues ou demandées doivent être déclarées et ne doivent pas conduire à dépasser les intensités maximales autorisées.

Première contrainte : Ne surtout pas commander l’engin avant le dépôt du dossier

Voilà probablement le point pratique le plus important pour une entreprise intéressée par E-Trans. Une fois le dossier déposé, l’entreprise peut juridiquement passer commande sans attendre la réponse de l’ADEME, mais elle le fait alors à ses risques : en cas de refus, aucun financement ne sera accordé. 

Si elle attend la décision définitive, la commande devra intervenir dans les six mois suivant la notification de l’aide. Le dossier doit précéder le premier engagement juridiquement contraignant. Un bon de commande signé, un devis accepté ou un contrat rendant l’investissement irréversible peut constituer le début des travaux et faire perdre le bénéfice de l’aide si cet engagement intervient avant la demande.

Une fois l’aide définitivement accordée, l’entreprise dispose de six mois pour passer commande. L’opération peut ensuite s’étendre sur une durée maximale de 24 mois.

Enfin, sachez que l’engin aidé ne peut être cédé pendant 36 mois après sa mise en service. 

Questions fréquentes

Quels sont les différents types d’engins de chantier ?
On distingue principalement les engins de terrassement (pelleteuses, bulldozers, tractopelles), les engins de manutention (grues, chariots élévateurs, nacelles), les engins de compactage (rouleaux compresseurs) et les engins de forage ou de démolition. Chaque catégorie répond à une phase spécifique du chantier.

Quel est l’engin le plus utilisé en BTP ?
La pelle hydraulique (ou pelleteuse) est généralement considérée comme l’engin le plus polyvalent et le plus répandu sur les chantiers BTP, devant la mini-pelle et le tractopelle. Sa capacité à creuser, charger et démolir en fait un équipement quasi indispensable.

Quelles sont les différentes catégories d’engins de chantier ?
Les engins de chantier se répartissent en plusieurs grandes catégories : terrassement, levage, transport, compactage et forage/démolition. À cela s’ajoute désormais une distinction énergétique croissante, entre motorisation thermique et électrique.

Quelle est la meilleure marque d’engins de chantier ?
Il n’existe pas de « meilleure » marque universelle : Caterpillar, Komatsu, Volvo CE, JCB et Liebherr dominent le marché mondial, chacune avec des spécialités (terrassement lourd, compacité, innovation électrique). Le choix dépend du type de chantier, du budget et du réseau de maintenance disponible.

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