Face à l’électrification accélérée des parcs automobiles, une question revient avec insistance : faut-il systématiquement remplacer les véhicules thermiques par des modèles électriques neufs ? Pour Richard Meyer, la réponse ouvre une autre voie possible : celle du rétrofit électrique.
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Un parcours à la croisée de l’industrie et de la mobilité
En charge du développement stratégique et international de QINOMIC, Richard Meyer évolue depuis de nombreuses années dans l’univers de l’automobile, de l’innovation et du développement international. Son parcours l’a en effet conduit à occuper différentes fonctions liées au conseil, à la stratégie, au développement commercial et à la transformation des modèles industriels.
Une riche expérience qui lui permet aujourd’hui d’aborder les enjeux de décarbonation sous un angle à la fois industriel, économique et opérationnel. Pour lui, la transition énergétique ne peut pas reposer sur la seule production de véhicules neufs. Et cette conviction trouve donc une traduction concrète chez QINOMIC, une entreprise française spécialisée dans les solutions de rétrofit électrique.
Le rétrofit : Une troisième voie pour les flottes
On le sait : depuis plusieurs années, les entreprises sont confrontées à une équation complexe. D’un côté, les réglementations environnementales se renforcent. De l’autre, le coût des véhicules électriques neufs demeure élevé sur certains segments, notamment celui des utilitaires professionnels. Et c’est précisément dans cet espace que QINOMIC entend se positionner.
Pour Richard Meyer, le rétrofit représente ainsi une voie complémentaire pour accompagner la décarbonation des flottes professionnelles.
Ainsi, l’entreprise développe des solutions permettant de remplacer la motorisation thermique d’origine tout en conservant une grande partie du véhicule existant. Une approche permettant de prolonger la durée de vie des véhicules, de préserver certains aménagements professionnels et de réduire les besoins en matières premières associés à la fabrication d’un véhicule neuf.
Industrialiser une filière encore jeune
Mais si le rétrofit bénéficie d’un intérêt croissant, le secteur reste encore en phase de structuration. L’un des principaux défis consiste à passer d’opérations artisanales à une véritable logique industrielle capable de répondre aux besoins des grandes flottes.
C’est précisément sur ce terrain que Richard Meyer concentre une partie importante de son activité. Une volonté d’industrialisation qui s’illustre notamment par les collaborations engagées avec de grands acteurs de l’automobile. On en veut pour preuve la collaboration signée en avril 2025 avec Stellantis autour d’une solution de rétrofit pour VUL thermiques, d’abord disponible en France sur les Fiat Professional Scudo, Opel Vivaro, Peugeot Expert et Citroën Jumpy.
Une logique d’économie circulaire appliquée à la mobilité
Au-delà des seules questions de mobilité, Richard Meyer défend une vision large de la transition écologique. En effet, le rétrofit s’inscrit de toute évidence dans les principes de l’économie circulaire. Plutôt que de remplacer systématiquement les équipements existants, il s’agit d’optimiser leur durée de vie et leur utilisation. Une logique qui séduit de plus en plus d’entreprises confrontées à leurs objectifs RSE.
Richard Meyer inscrit ainsi le rétrofit dans une réflexion plus large sur l’utilisation des ressources et la prolongation de la durée de vie des véhicules existants.
Bon à savoir : Selon une étude de l’ADEME, le rétrofit électrique présente un intérêt environnemental en matière de GES et de polluants. Mais l’agence rappelle toutefois que cet intérêt dépend du type de véhicule, du coût de conversion, de l’usage réel et de la capacité à industrialiser la filière.
Convaincre un marché encore prudent
Face au rétrofit, les questions liées à la valeur résiduelle, à la maintenance, aux garanties ou encore au financement restent régulièrement soulevées par les gestionnaires de parc. Richard Meyer participe activement à cette phase de pédagogie. Son rôle consiste autant à développer l’activité qu’à expliquer les bénéfices et les limites du modèle aux décideurs concernés.
Dans un marché automobile en pleine transformation, son parcours illustre une conviction de plus en plus largement partagée : la mobilité durable ne passera pas uniquement par la production de véhicules neufs, mais aussi par la capacité à réinventer ceux qui existent déjà.
