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Les 10 erreurs qui peuvent faire échouer un projet d’électrification d’une flotte VUL en 2026

projet d’électrification
Voitures et VUL

Si certaines flottes, dans leur projet d’électrification, parviennent rapidement à réduire coûts et émissions, d’autres se heurtent à des difficultés. Voici les dix pièges les plus fréquents.

1. Se baser uniquement sur l’autonomie WLTP

C’est probablement l’erreur la plus répandue. Les constructeurs communiquent une autonomie WLTP. Cette valeur constitue un point de comparaison utile, mais elle ne reflète pas toujours les conditions réelles d’un projet d’électrification.

  • la température extérieure
  • la charge transportée
  • le relief
  • l’utilisation du chauffage ou de la climatisation
  • la vitesse moyenne.

Une flotte qui sélectionne ses véhicules uniquement sur la base de l’autonomie WLTP risque de rencontrer rapidement des écarts importants entre théorie et réalité.

2. Vouloir électrifier toute la flotte d’un seul coup dans un projet d’électrification

Face aux objectifs de décarbonation, certaines entreprises sont tentées d’aller trop vite dans leur projet d’électrification :

  • des difficultés de recharge
  • une résistance des utilisateurs
  • un manque de retour d’expérience
  • une immobilisation de capitaux importante.

Les projets les plus performants débutent souvent par une phase pilote sur une partie de la flotte. Cette approche permet d’identifier les usages les plus adaptés, de former les équipes et de corriger les éventuelles difficultés avant un déploiement plus large.

3. Négliger l’analyse des usages réels

Deux véhicules identiques peuvent avoir des profils d’exploitation totalement différents. Dans un projet d’électrification, l’analyse des usages est essentielle. L’un parcourt 120 kilomètres par jour en ville avec retour systématique au dépôt. L’autre effectue régulièrement des trajets de 300 kilomètres avec des charges importantes. Pourtant, certaines entreprises raisonnent encore par catégorie de véhicule plutôt que par usage réel.

L’analyse des données télématiques, des kilométrages et des profils de mission constitue aujourd’hui la base de toute stratégie d’électrification réussie.

4. Sous-estimer les besoins de recharge dans un projet d’électrification

Le véhicule n’est qu’une partie de l’équation. L’infrastructure de recharge le point critique d’un projet d’électrification. De nombreuses entreprises découvrent trop tard :

  • les limites de puissance disponibles
  • les contraintes de raccordement
  • les délais d’installation
  • les coûts associés.

En clair, une borne mal dimensionnée peut rapidement devenir un goulot d’étranglement opérationnel. Avant toute commande de véhicules, un audit énergétique du site est donc fortement recommandé.

5. Oublier l’impact de la saisonnalité

L’hiver peut impacter un projet d’électrification. Tout projet d’électrification doit intégrer ces variations. Les basses températures peuvent affecter l’autonomie, les temps de recharge et les consommations énergétiques. Certaines activités saisonnières connaissent également des pics d’activité qui modifient fortement les besoins de mobilité, et ces variations doivent être intégrées dès la phase de dimensionnement.

6. Négliger l’accompagnement des conducteurs

Le succès d’un projet d’électrification dépend autant des utilisateurs que de la technologie. De nombreux conducteurs découvrent de nouveaux réflexes de recharge, une gestion différente de l’autonomie, l’écoconduite et, bien sûr, les outils numériques associés. Sans accompagnement, les inquiétudes et les mauvaises pratiques peuvent rapidement apparaître. Dans un projet d’électrification, la formation reste donc l’un des meilleurs leviers de réussite.

7. Se focaliser uniquement sur le prix d’achat

Le véhicule électrique reste généralement plus coûteux à l’acquisition qu’un équivalent diesel. Mais comparer uniquement les prix catalogue constitue une erreur classique. Le TCO doit intégrer :

  • l’énergie
  • l’entretien
  • la fiscalité
  • les aides
  • la valeur résiduelle
  • les coûts de financement.

Dans de nombreux cas, un véhicule plus cher à l’achat devient plus économique sur toute sa durée d’exploitation.

8. Ignorer les nouvelles aides disponibles

Le cadre réglementaire évolue rapidement. Primes CEE, fiscalité, aides locales, mécanismes de soutien à la recharge sont autant de dispositifs qui peuvent modifier significativement l’équation économique. Or, certaines entreprises réalisent leurs calculs à partir de données devenues obsolètes quelques mois plus tard. Une veille régulière est donc indispensable.

9. Sous-estimer la gestion des données

L’électrification génère davantage de données à exploiter. Mais sans outils adaptés, ces informations restent sous-utilisées. Or, c’est précisément leur analyse qui permet d’optimiser le TCO et la disponibilité du parc.

10. Penser que l’électrification est un simple projet automobile

C’est probablement l’erreur la plus stratégique. L’électrification d’une flotte ne concerne pas uniquement les véhicules. Elle implique aussi :

  • les achats
  • la direction financière
  • les ressources humaines
  • les services techniques
  • l’immobilier
  • l’énergie
  • la RSE.

Les projets les plus performants sont généralement pilotés de manière transverse, avec une gouvernance claire et des objectifs partagés.

La transformation se prépare

Bref, le succès ne dépend pas uniquement des performances des véhicules. Analyse des usages, infrastructure de recharge, accompagnement des conducteurs, pilotage du TCO et gouvernance du projet sont autant de facteurs qui conditionnent la réussite d’une transition.

Finalement, les entreprises qui réussissent le mieux ne sont pas forcément celles qui électrifient le plus vite. Ce sont souvent celles qui prennent le temps de préparer leur transformation, de tester leurs hypothèses et d’avancer étape par étape.

FAQ : Électrification des flottes utilitaires

Quelle est l’erreur la plus fréquente ?

Se baser uniquement sur l’autonomie WLTP sans analyser les usages réels des véhicules.

Faut-il électrifier toute la flotte en même temps ?

Dans la plupart des cas, une approche progressive permet de limiter les risques et d’optimiser les investissements.

Pourquoi analyser le TCO plutôt que le prix d’achat ?

Parce que l’essentiel des gains économiques se joue sur les coûts d’exploitation, d’entretien et d’énergie.

La recharge est-elle le principal frein ?

Elle constitue souvent le principal défi opérationnel, davantage que le véhicule lui-même.

Quel est le facteur clé de réussite ?

La connaissance précise des usages réels de chaque véhicule.

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