Publié par l’Arval Mobility Observatory, le Baromètre des Flottes et de la Mobilité 2026 apporte un éclairage sur les évolutions du marché et les choix stratégiques opérés par les entreprises. A la clé, une confirmation: les politiques de mobilité d’entreprise ne sont plus seulement un sujet «seulement » opérationnel.
Réalisé dans 33 pays auprès de 10 157 entreprises, dont 300 en France, le baromètre des Flottes et de la Mobilité 2026 le confirme: les politiques de mobilité d’entreprise sont devenues un véritable levier stratégique de performance et de transition durable. Voici les grandes tendances à retenir.
Table des matières
1. L’électrification des flottes s’accélère encore
En 2026, l’électrification continue de progresser fortement au sein des flottes d’entreprise. En France, 82% des entreprises sont engagées dans la transition énergétique ou prévoient de l’être dans les trois ans. 67% ont déjà intégré des véhicules électriques ou PHEV dans leur parc, soit une progression de deux points par rapport à 2025. Des chiffres qui positionnent l’Hexagone largement au-dessus de la moyenne européenne (42%).
Concernant les véhicules 100% électriques,
- 53% des entreprises déclarent en utiliser ou envisagent de le faire
- 35% en ont déjà intégrés (+3% en un an) La France se situe ainsi juste derrière les pays nordiques (Norvège, Suède) et le Royaume-Uni.
Cette dynamique reflète aussi les performances du marché: en début d’année 2026, malgré un marché global en recul, les immatriculations électriques (VP + VUL) ont bondi de 53%, atteignant 28% de part de marché.
2. Un ralentissement sur le segment VUL mais une montée des grands comptes
Autant l’électrification des VP semble désormais bien installée, autant le segment des VUL progresse plus lentement. Seules 26% des entreprises utilisent ou envisagent d’utiliser des VUL 100% électriques. Une proportion qui grimpe à 37% dans les grandes entreprises, soit une hausse de 10% en un an.
3. Vers une rationalisation de la taille des flottes
Si l’électrification progresse, le baromètre Arval 2026 révèle aussi une tendance émergente: l’inflation, du durcissement réglementaire et de la hausse du TCO incitent les organisations à revoir la structure de leurs flottes. Un fait déjà nettement observable puisque la baisse était de 10,64% en février, 10,69% sur les deux premiers mois cumulés.
Cette rationalisation peut prendre plusieurs formes :
- Une mutualisation des véhicules
- Le développement des solutions alternatives (LLD, autopartage, mobilités douces…)
- L’intégration d’outils télématiques pour optimiser les usages.
4. La télématique demeure sous-exploitée
Le baromètre Arval 2026 souligne par ailleurs une disparité très nette: seulement 44% des entreprises utilisent aujourd’hui la télématique. Principalement pour des enjeux opérationnels (sécurité, style de conduite, efficacité…).
5. La décision mobilité: un sujet désormais transverse
Autre enseignement-clé: les décisions relatives à la flotte sont désormais co-pilotées par plusieurs directions. Et la répartition est instructive :
- 24% par les dirigeants (CEO),
- 23% par les responsables flottes,
- 16% par les directions achats,
- 14%par les responsables finance,
- 7% par les RH.
6. Réglementation, coût, transition énergétique
L’étude 2026 d’Arval met aussi en évidence les trois défis majeurs auxquels les entreprises sont confrontées:
- Adapter les flottes aux réglementations thermiques (38%).
- Intégrer des véhicules à carburants alternatifs (32%).
- Maîtriser la hausse du TCO (30%).
Ces priorités s’alignent avec les tendances observées sur le marché:
- Un recul massif du thermique (essence –42%, diesel 13,9%)
- chute des motorisations hybrides (PHEV -11%, hybrides simples-23,5%)
- envolée du BEV comme unique motorisation en croissance.
7. Une France très en avance sur l’Europe dans la transition énergétique
L’un des signaux forts du baromètre Arval 2026 est la position de la France sur l’électrification, avec des taux d’intégration BEV et PHEV significativement supérieurs à la moyenne européenne. Cette avancée s’explique évidemment par les incitations fiscales et la pression réglementaire, mais très certainement aussi par des entreprises plus sensibles aux enjeux RSE.
8. Mobilité multimodale: une montée en puissance continue
Enfin, même si l’édition 2026 insiste davantage sur l’électrification, les tendances précédentes du baromètre confirment la montée en puissance des solutions de mobilité alternatives comme l’autopartage, la LLD, le vélo, les transports publics. A cela, toujours la même explication: le besoin absolument nécessaire d’optimiser les coûts.
