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Recyclage verre

La Fédération des industries du verre souhaite intensifier le recyclage et la circularité des verres d’emballage

par Laurent F.

Depuis des décennies le verre d’emballage fait figure de pionnier (et d’exemplarité!) en matière de recyclage et de ré-emploi. Toutefois, la filière a décidé d’accélérer encore en soutenant différents projets. Son objectif: 100% de verres réutilisés d’ici à 2029! 

Il fait partie de notre quotidien depuis bien longtemps, dans tous les domaines de nos vies. Le verre est aujourd’hui représenté par la Fédération des Industries du Verre qui réunit plusieurs chambres syndicales autour des filières de l’emballage, du verre plat, de la gobeleterie, de l’isolation, de la fibre et des verres techniques. Elle regroupe les chambres syndicales des Verreries Mécaniques de France (CSVMF), des Fabricants de Verre Plat (CSFVP) et des Verreries Techniques. En France, elle représente vingt usines, 205 000 points d’apport volontaire et un taux de recyclage du verre d’emballage de 77,9 % en 2021 selon l’ADEME. Soit quelques 2,25 millions de tonnes collectées et recyclées. Emballage pionnier en matière de circularité, l’efficacité de son recyclage n’est donc plus à démontrer depuis longtemps.

«Accélérer et mobiliser tous les leviers pour que jamais le verre, un matériau recyclable à 100% et à l’infini, ne devienne un déchet»

Jacques Bordat, Président de la Fédération des Industries du Verre

«Verre 100% Solutions»: 90% d’emballages en verre collectés à l’horizon 2025

Pour autant, les obligations imposées par loi AGEC viennent renforcer encore davantage la nécessité de ce réemploi. C’est la raison pour laquelle la filière du verre s’implique depuis plusieurs années, initiant réflexions et projets partout en France. A la clé, le soutien à des solutions alternatives aux emballages à usage unique. Et un premier objectif majeur: passer de 77,9% à 90% d’emballages en verre collectés à l’horizon 2025. Voire même 100% dès 2029. L’idée de ce projet intitulé «Verre 100% Solutions» signé en 2019? «Accélérer et mobiliser tous les leviers pour que jamais le verre, un matériau recyclable à 100% et à l’infini, ne devienne un déchet», explique Jacques Bordat, le Président de la Fédération. Pour y parvenir, un plan d’actions concrètes a donc été élaboré. Parmi les principales directions prises, la multiplication des points d’apports volontaires «qui permettront de capter les dix kilos en moyenne de verre par an et par habitant qui se retrouvent encore dans les ordures ménagères résiduelles, et la collecte du verre en CHR (Cafés Hôtels Restaurants) avec la mise en place de la REP Restauration (un gisement estimé à plus de 350 000 tonnes).»

Verre, aluminium et acier: un même combat!

Autre initiative de la Fédération du Verre, l’union de ses forces avec celles de l’aluminium et de l’acier. Parce que ces matériaux sont tous recyclables, et afin d’optimiser leur circularité respective, «Permanent Materials Alliance» promeut au niveau européen le concept de matériaux permanents, «en particulier dans le contexte de la révision des règles de l’UE en matière d’emballages.» Et la Fédération de préciser: «Le verre trié en vue du recyclage (appelé «calcin») est déjà devenu la principale matière première des verriers et représente près de 65% d’entre elles. (…) Une tonne de verre recyclé permet d’éviter 500 kg d’émissions de CO2.»

De nouvelles gammes d’emballages standardisées

Enfin, autre levier d’action, le projet ReUSe a été lancé par Citeo il y a tout juste un an. Son principe est simple: fédérer l’ensemble des acteurs de l’économie circulaire des emballages. «Au cœur du sujet, la conception de gammes standardisées pour l’harmonisation de la collecte, du lavage, et de la réutilisation à l’échelle nationale. Le réemploi nécessite d’optimiser les emballages (par exemple, des bouteilles consignées plus résistantes, donc légèrement plus lourdes, pour assurer un nombre de rotations plus important). C’est pourquoi les acteurs verriers sont en première ligne pour repenser certains modèles et accompagner au mieux les producteurs dans cette transition.» Reste toutefois à trancher l’épineux débat de la consigne qui agite les différents acteurs français et européens depuis de longs mois déjà.

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