Le malus écologique s’est nettement renforcé depuis janvier. Saviez-vous, par exemple, que le barème 2026 démarre dès 50g CO2/km? Et qu’il peut atteindre 70 000 €, alors que les VE en sont totalement exonérés? On fait le point.
Un malus 2026 plus sévère, dans une trajectoire déjà programmée
Depuis plusieurs années, la fiscalité automobile française suit une trajectoire clairement assumée: rendre progressivement les véhicules les plus émetteurs de CO2 plus coûteux, afin d’accélérer la décarbonation. Le malus écologique 2026 s’inscrit dans cette logique, avec un barème encore plus strict que celui de 2025.
Le principe reste identique. Deux taxes peuvent s’appliquer lors de la première immatriculation : le malus CO2, calculé selon les émissions WLTP d’une part, le malus masse basé sur le poids du véhicule d’autre part. Ces deux composantes peuvent se cumuler, dans la limite d’un plafond fixé cette année à 80 000 €. Un niveau qui concerne surtout les modèles les plus puissants, mais qui traduit la volonté de rendre l’accès à certains véhicules nettement dissuasifs.
Barème malus écologique 2026: Un seuil plus bas, plus de modèles concernés
Le changement le plus visible du barème malus écologique 2026 concerne le seuil de déclenchement : des véhicules auparavant neutres fiscalement deviennent désormais taxés. Ainsi, ce seuil débute autour de 106 g/km de CO2, avec une progression rapide dès que les émissions dépassent 130 à 140 g/km. Au-delà de 160 g/km, la taxation peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Sont donc désormais concernés les SUV thermiques, les grandes berlines essence, certains hybrides rechargeables et les véhicules haut de gamme Autrement dit, le malus touche désormais des véhicules professionnels classiques.
Le malus masse 2026: Un facteur devenu déterminant
Autre évolution majeure du malus écologique 2026, le renforcement du malus au poids. Introduit récemment, ce dispositif prend de plus en plus d’importance, en particulier pour les flottes. En effet, en 2026, le seuil de déclenchement est abaissé à 1 500 kg. Au-delà, chaque kilo supplémentaire est taxé selon un tarif progressif, pouvant atteindre 30 € par kilo pour les véhicules les plus lourds. Conséquence: les modèles récents étant de plus en plus lourds, ceux qui ne sont pas particulièrement polluants peuvent néanmoins être pénalisés par leur masse.
Pour les flottes d’entreprise, la mesure n’est évidemment pas sans effet. Car les SUV, très présents dans les car policies, sont devenus nettement plus coûteux. Même certains hybrides rechargeables, longtemps considérés comme une solution fiscale intéressante, peuvent désormais cumuler malus CO2 et malus masse.
Hybrides rechargeables: La fin d’un avantage fiscal
Pendant plusieurs années, les hybrides rechargeables ont bénéficié de certains abattements, ce n’est plus le cas en 2026. En effet, les abattements sont nettement réduits, les valeurs WLTP révisées, et le malus masse appliqué plus largement. Résultat: certains PHEV se retrouvent aujourd’hui dans une zone de taxation comparable à celle de véhicules thermiques.
Bien évidemment, pour les flottes, cela change la stratégie. Le PHEV reste pertinent dans certains usages, mais ne constitue plus automatiquement la solution fiscale optimale.
Des véhicules toujours exonérés, mais un choix plus restreint
Bien sûr, certains véhicules restent exonérés du malus en 2026. C’est le cas des modèles 100% électriques et hydrogène. Ainsi, dans de nombreux cas désormais, l’écart de coût entre un véhicule thermique malussé et un véhicule électrique sans malus devient suffisamment important pour influencer singulièrement le choix des gestionnaires.
Un impact immédiat sur le coût des flottes
Le malus écologique 2026 n’est pas une taxe théorique, mais se traduit immédiatement dans les budgets. Lorsqu’un véhicule est immatriculé, le malus est payé en totalité quand, dans le cas d’une LLD, il est intégré dans les loyers. D’une manière ou d’une autre, il augmente forcément le coût global du véhicule.
Pour une flotte importante, l’effet peut donc être considérable. Quelques milliers d’euros de malus par véhicule suffisent à faire grimper fortement le budget annuel. Si bien que, sur certains segments, la taxation peut dépasser la valeur résiduelle. C’est l’une des raisons pour lesquelles les loueurs LLD ajustent de plus en plus souvent leurs catalogues, en limitant l’offre thermique et en poussant davantage les modèles électrifiés.
Une fiscalité qui pousse à l’électrification
On l’a dit plus haut, le durcissement du barème malus écologique 2026 vise à orienter les choix vers des modèles à faibles émissions. De fait, entre le malus, la fiscalité sur les véhicules de société, les contraintes liées aux ZFE et les objectifs RSE, les entreprises sont incitées à réduire rapidement les émissions de leur parc.
Dans ce contexte, plusieurs tendances se confirment que la cause environnementale n’est plus la seule à guider, les facteurs financiers aussi. Ces tendances peuvent être résumées en quatre axes majeurs:
- Une montée en puissance des véhicules électriques
- La réduction du poids moyen des véhicules
- Le recul des grosses motorisations thermiques
- La remise en question du SUV comme véhicule standard
2026, une année charnière pour les politiques flotte
Avec le nouveau malus écologique 2026, les entreprises continuant à raisonner uniquement en prix catalogue risquent de sous-estimer fortement le coût réel de leurs véhicules. À l’inverse, celles qui intègrent dès maintenant le barème 2026 dans leurs calculs peuvent optimiser leur TCO et éviter ainsi des hausses brutales. D’autant que, dans les années à venir, le malus devrait encore se durcir. De quoi repenser la stratégie flotte dans son ensemble. Et au plus vite.
Le malus écologique 2026 en chiffres
Pour estimer le coût du malus écologique, des plateformes existent qui vous en diront plus. Mais voici un récapitulatif complet :
| Émissions de CO2 WLTP (g/km) | Montant du malus |
|---|---|
| <= 107 g | 0 € |
| 108 g | 50 € |
| 109 g | 75 € |
| 110 g | 100 € |
| 111 g | 125 € |
| 112 g | 150 € |
| 113 g | 170 € |
| 114 g | 190 € |
| 115 g | 210 € |
| 116 g | 230 € |
| 117 g | 240 € |
| 118 g | 260 € |
| 119 g | 280 € |
| 120 g | 310 € |
| 121 g | 330 € |
| 122 g | 360 € |
| 123 g | 400 € |
| 124 g | 450 € |
| 125 g | 540 € |
| 126 g | 650 € |
| 127 g | 740 € |
| 128 g | 818 € |
| 129 g | 898 € |
| 130 g | 983 € |
| 131 g | 1 074 € |
| 132 g | 1 172 € |
| 133 g | 1 276 € |
| 134 g | 1 386 € |
| 135 g | 1 504 € |
| 136 g | 1 629 € |
| 137 g | 1 761 € |
| 138 g | 1 901 € |
| 139 g | 2 049 € |
| 140 g | 2 205 € |
| 141 g | 2 370 € |
| 142 g | 2 544 € |
| 143 g | 2 726 € |
| 144 g | 2 918 € |
| 145 g | 3 119 € |
| 146 g | 3 331 € |
| 147 g | 3 552 € |
| 148 g | 3 784 € |
| 149 g | 4 026 € |
| 150 g | 4 279 € |
| 151 g | 4 543 € |
| 152 g | 4 818 € |
| 153 g | 5 105 € |
| 154 g | 5 404 € |
| 155 g | 5 715 € |
| 156 g | 6 126 € |
| 157 g | 6 637 € |
| 158 g | 7 248 € |
| 159 g | 7 959 € |
| 160 g | 8 770 € |
| 161 g | 9 681 € |
| 162 g | 10 692 € |
| 163 g | 11 803 € |
| 164 g | 13 014 € |
| 165 g | 14 325 € |
| 166 g | 15 736 € |
| 167 g | 17 247 € |
| 168 g | 18 858 € |
| 169 g | 20 569 € |
| 170 g | 22 380 € |
| 171 g | 24 291 € |
| 172 g | 26 302 € |
| 173 g | 28 413 € |
| 174 g | 30 624 € |
| 175 g | 32 935 € |
| 176 g | 35 346 € |
| 177 g | 37 857 € |
| 178 g | 40 468 € |
| 179 g | 43 179 € |
| 180 g | 45 990 € |
| 181 g | 48 901 € |
| 182 g | 51 912 € |
| 183 g | 55 023 € |
| 184 g | 58 134 € |
| 185 g | 61 245 € |
| 186 g | 64 356 € |
| 187 g | 67 467 € |
| 188 g | 70 578 € |
| 189 g | 73 689 € |
| 190 g | 76 800 € |
| 191 g | 79 911 € |
| 192 g | 80 000 € |
| > 192 g | 80 000 € |
| Fraction de la masse en ordre de marche | Tarif par kg |
|---|---|
| De 0 à 1 499 kg | 0 € |
| De 1 500 à 1 699 kg | 10 € |
| De 1 700 à 1 799 kg | 15 € |
| De 1 800 à 1 899 kg | 20 € |
| De 1 900 à 1 999 kg | 25 € |
| À partir de 2 000 kg | 30 € |
