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Le programme européen ELENA co-finance les projets durables

par Laurent F.

Créé il y a quinze ans par la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI), le programme ELENA (European Local Energy Assistance) entend aujourd’hui se faire mieux connaître. C’est pour cette raison que ses responsables ont entrepris une grande tournée européenne dont la seizième étape s’est arrêtée fin janvier à Paris. Son objectif : présenter le mécanisme aux différentes parties prenantes, et encourager les nouvelles demandes d’entités publiques et privées. Mais en quoi consiste ELENA ? Et quelle est sa finalité ?

Qu’est-ce qu’ELENA ?

ELENA vient accorder des subventions aux structures publiques et aux entreprises privées engagées dans des projets innovants liés aux énergies durables. Ces derniers peuvent concerner tant l’efficacité énergétique des bâtiments que les infrastructures urbaines ou les transports publics. «ELENA est un programme d’assistance technique avancée qui aide les promoteurs de projets à couvrir les coûts liés aux études de marché, aux plans d’affaires, aux audits énergétiques et aux contrats nécessaires pour mener à bien les projets énergétiques.», expliquent les responsables de ce programme lancé par les États membres avec l’objectif de concourir par cette voie aux objectifs climatiques fixés à l’horizon 2030. En clair, «la BEI aide les bénéficiaires à mettre en place des programmes permettant de tirer le meilleur parti des investissements qui en découlent.» 

Qui peut faire appel à ELENA ?

À cette question, la réponse est aussi simple que large : tout état membre de l’Union européenne, et donc les organisations gouvernementales, les autorités régionales et municipales, les entreprises publiques ou les institutions financières. Du côté du privé, elles concernent l’ensemble des organisations souhaitant développer et soutenir de tels investissements. Les bailleurs sociaux et les associations de propriétaires sont eux aussi éligibles. Quelques conditions, toutefois. «Les projets d’assistance technique relevant d’ELENA ne doivent pas poursuivre de but lucratif», précise la BEI. De plus, le programme vient généralement en soutien à des projets dont les investissements sont supérieurs à 30 millions d’euros. Des projets dont la période d’exécution est d’ores déjà fixée : trois ans pour l’efficacité énergétique, quatre ans pour les transports urbains. 

Bon à savoir : Si, pour la période 2014-2020, ce soutien a été accordé dans le cadre du programme Horizon 2020, il se poursuit (pour la période 2021-2027) dans celui du programme-cadre InvestEU.

De nombreux projets déjà bouclés ou en cours de développement

Aux quatre coins de l’Union européenne, de très nombreux chantiers ont déjà pu aboutir grâce au soutien d’ELENA. Ces dix dernières années, on peut notamment évoquer les programmes de Contrats de performance énergétique des écoles de la ville de Paris ou Ecorenov au sein de la métropole de Lyon. En Nouvelle-Aquitaine, ARTEE (une expérimentation du tiers-financement) a pu lui aussi aboutir. Et, en Belgique, un projet dédié au rétrofit nommé ASTER.

Quant à ceux en cours, là aussi impossible de tous les citer ! Rien qu’en France -et parmi tous ceux référencés sur le site internet de la BEI– on peut évoquer le programme Ma Rénov de Bordeaux Métropole, Residential Energy Efficiency (GAM-REE) de Grenoble Alpes Métropole ou encore OKTAVE piloté par la région Grand Est et qui se consacre à l’efficacité énergétique des bâtiments résidentiels. Un projet estimé à 2,59 millions d’euros qu’Elena co-financera à hauteur de 2,276 millions. 

Le fret aussi est concerné

Quant aux projets liés aux transports, ils ne concernent pas seulement le transport de voyageurs. Le fret aussi. En témoigne Marseille Public Rail Freight Service piloté par la Régie Départementale des Transports des Bouches-du-Rhône. Un projet principalement situé dans la métropole d’Aix-Marseille-Provence. Sur un coût total de 2,63 millions d’euros, ELENA apportera son co-financement à hauteur de 2,33 millions d’euros. «Les services de développement de projets (SDP) financés par ELENA appuieront la mise en œuvre du programme d’investissement, qui consiste à déployer l’infrastructure de transport (c’est-à-dire des plateformes logistiques) et à acquérir les véhicules et les équipements nécessaires au service de transport urbain de marchandises prévu.» Ce service devrait être opérationnel entre 2024 et 2026. Dès cette année sur les lignes Fos-Saint-Martin-de-Crau et Fos-Arles-Marseille Gardanne. Puis sur les lignes Fos-Miramas et Miramas-Marseille.

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