Transition écologiqueEconomie circulaireRip Curl et TerraCycle donnent une seconde vie aux équipements de surf

Rip Curl et TerraCycle donnent une seconde vie aux équipements de surf

Réputés difficiles et très coûteux à recycler, combinaisons et accessoires de surf hors d’usage sont généralement enfouis ou incinérés. L’équipementier australien s’est associé au leader mondial du recyclage pour enfin apporter une solution.

A l’origine de Rip Curl, deux surfeurs australiens (Doug Warbrick et Brian Singer) qui, en 1969, commencèrent à fabriquer leurs propres combinaisons avant de les commercialiser et de connaître un succès planétaire! De son côté, TerraCycle s’est spécialisée dans le traitement des déchets vus comme «non recyclables». Depuis sa création en 2001, elle est devenue le leader mondial du secteur. Et intervient dans vingt pays, depuis les USA jusqu’à la Norvège, l’Espagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon… Et la France à partir de 2011. Sur son site internet, TerraCycle explique: «Nous avons aujourd’hui plus de vingt-cinq programmes qui ont permis de détourner plus de 130 millions de déchets voués à l’enfouissement ou à l’incinération. Nous formons des partenariats avec de grandes marques soucieuses de l’environnement qui sponsorisent le traitement de leurs déchets.»

combinaison de surf
@Rip Curl-TerraCycle

Le recyclage des équipements de surf estimé trop coûteux pour les collectivités locales

Mais le recyclage des combinaisons et des accessoires de surf s’avère particulièrement compliqué du fait de la diversité des matériaux utilisés pour leur conception. La plupart sont en effet fabriqués en caoutchouc synthétique, un matériau complexe et considéré comme non recyclable. Aussi, la démarche est bien souvent abandonnée par les collectivités locales. «Le coût est trop important pour elles», déplore TerraCycle. Pour tenter de faire face au problème, Rip Curl et TerraCycle ont donc uni leurs forces. Depuis 2021, les deux entreprises proposent leur propre solution de recyclage. Un concept déployé uniquement en Australie dans un premier temps.

Mais comment ça marche?

Sur le papier, c’est simple. Rip Curl promeut et finance la démarche quand TerraCycle se charge de l’aspect technique: c’est elle qui récupère les produits jetés avant de les transformer. En clair, dans un premier temps, les surfeurs souhaitant se débarrasser de leurs vieux équipements peuvent les déposer dans un point de collecte prévu à cet effet. Ou les envoyer par la poste à Rip Curl s’ils n’ont pas de collecteur près de chez eux. En échange, ils recevront un bon d’achat de 25 euros à dépenser dans les boutiques de la marque ou sur son site internet. Et pas besoin que les combinaisons et autres accessoires envoyés soient siglés Rip Curl. Toute marque est bienvenue, évidemment! «Il n’y a que les combinaisons de plongée étanches que l’on ne prend pas, car leur recyclage est encore plus compliqué», prévient toutefois TerraCycle. 

«Nous n’avons aucun doute sur le fait que la démarche décolle, et qu’elle aille titiller d’autres sports, et d’autres marques…»

TerraCycle

Après l’Australie, la France!

Après le lancement australien de la collecte le succès ne s’est pas fait attendre. Aussi, Rip Curl et TerraCycle ont-ils décidé d’étendre la démarche à d’autres marchés: les États-Unis, l’Espagne, le Portugal. Et la France, donc. Tout particulièrement dans le sud ouest où -comme chacun sait- le surf triomphe! Neuf points de collecte y ont déjà été créés, dans les Landes et au Pays basque (notamment à Anglet, Biarritz, Biscarrosse et Hossegor). Ailleurs aussi, comme dans les magasins Rip Curl de Brest, des Sables d’Olonne, de Toulouse, de Hyères, de Chamonix et de Paris. 

combinaison surf
@Rip Curl

Que deviennent les équipements de surf collectés?

Une fois récoltés, les produits sont envoyés dans le nord de la France pour être triés manuellement par TerraCycle, puis transformés en matière brute avant d’être proposés à des industriels. Au vu des premières réactions, chez TerraCycle on ne peut qu’afficher sa confiance: «Nous n’avons aucun doute sur le fait que la démarche décolle, et qu’elle aille titiller d’autres sports, et d’autres marques…» 

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