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Santiago Lefebvre: « On essaye de mettre du poids dans la balance, afin que cette transition se fasse »

par Clara Blanquet

Santiago Lefebvre, fondateur et CEO de ChangeNOW, nous partage l’histoire de l’événement, son rôle crucial dans la transition écologique, ainsi que son impact sur l’engagement des citoyens et des décideurs politiques.

Quelle est l’histoire de l’événement ChangeNOW?

La première édition s’est déroulée à Station F et on était d’ailleurs le premier événement de Station F. On trouvait que c’était très intéressant d’amener ces sujets et ces impacts, qui étaient un peu invisibles à l’époque, dans un lieu qui attirait énormément les regards comme Station F. Donc on a fait ça pendant deux ans. On a d’abord eu 2 000 participants puis 6 000 la deuxième année. Ensuite, grand saut incroyable, puisqu’on rencontre les équipes du Grand Palais, à qui on raconte justement notre vision de faire une exposition universelle des solutions pour la planète. Et là, passage au Grand Palais dès la troisième année avec 28 000 participants, 1000 solutions présentées…

Combien y a-t-il de stages, de tables rondes? 

En tout, il y a cinq grandes scènes et trois scènes de workshops. Ça fait quand même huit contenus qui tournent en même temps et en permanence. On a au total plus de 500 intervenants. Le côté international est aussi très fort. Aujourd’hui, même dans la partie du contenu sur scène et dans l’exposition, on a plus de 70 pays qui sont là. Et il s’agit bien sûr des plus proches comme l’Allemagne, l’Italie, l’Angleterre, mais aussi l’Afghanistan, le Laos, le Brésil…

Y a-t-il une accélération dans la mise en place de cette transition durable?

Il y a une accélération dans les deux sens. Il y a une accélération pour ceux qui veulent avancer plus vite mais il y a aussi une accélération dans les freins qui sont en train de se mettre en place. Il y a donc un rapport de force assez fort.
Nous, justement, on essaye de mettre du poids dans la balance, afin que cette transition se fasse. On s’est rendu compte à travers notre rapport d’impact, qu’un des endroits où on avait beaucoup de poids, finalement, c’était la partie institutionnelle et politique. Aujourd’hui, faire venir un institutionnel ou un policymaker à ChangeNow, lui donne la conviction que c’est réellement ça l’avenir qui est en train de s’écrire.

C’est pour cela que vous accueillez le premier débat des Européennes ici à ChangeNow ?

On accueille le débat pour ça, mais pour d’autres raisons aussi. En effet, cette année représente une année majeure pour les élections dans le monde. C’est l’année où on vote le plus dans le monde, y compris l’Europe. L’Europe vote le 9 juin. C’est une élection, dont, généralement, on se désintéresse un peu. Or, moi, je tiens aussi à rappeler que les plus grandes avancées environnementales et sociales des dernières années sont liées à l’Europe. Donc, il faut qu’on le visibilise, qu’on rassemble finalement les citoyens pour voter l’Europe telle qu’on l’imagine et qu’on la souhaite. C’est donc pour cela qu’on fait ce débat, qui est en effet l’un des premiers débats de l’élection européenne, mais surtout, c’est une première historique. C’est le premier débat télévisé d’une campagne électorale sur les questions de transition écologique et sociale. Avant, ça ne constituait que 15 minutes au sein d’un débat. Là, c’est la première fois qu’il y a un débat dédié.

On s’est dit qu’on allait créer ce débat-là alors qu’on ne vient pas de la politique, ni de grands médias. Et pourtant, on a réussi à aligner tout le monde pour dire : Ça, c’est tellement important qu’il faut que ça se fasse. Ça prouve vraiment que chacun peut finalement être acteur de la cité au sens politique, si on se débrouille bien et que l’on s’engage vraiment.

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