RSE : Tout sur ces 3 réformes majeures qui viennent d’entrer en vigueur

Par Laurent F.
3 minutes de lecture
RSE: Tout sur ces 3 réformes majeures qui viennent d’entrer en vigueur

Ce 1er janvier 2026 a vu l’entrée en vigueur simultanée de trois grandes réformes. Des mesures qui imposent aux nombreuses entreprises concernées une adaptation rapide et stratégique, mais qui offrent aussi de solides opportunités pour renforcer leurs engagements RSE. Voici tout ce qu’il faut savoir. 

La prime plastique et la responsabilité élargie du producteur

Depuis ce 1er janvier, les éco-organismes de huit filières REP doivent verser une prime aux metteurs en marché pour chaque tonne de plastique recyclé intégrée dans leurs produits. Le montant varie selon l’origine et la complexité du plastique: 450 € par tonne pour du recyclé provenant d’autres filières, 550 € pour celui issu de la même filière, et jusqu’à 1 000 € pour des résines difficiles à recycler. Cette mesure vise à rendre financièrement attractif l’usage de plastique recyclé et à encourager l’économie circulaire. Pour les entreprises, cela implique de revoir en profondeur leurs chaînes d’approvisionnement. Et de garantir la traçabilité des matériaux utilisés.

Les PFAS désormais proscrits dans de nombreux produits, et très surveillés dans l’eau potable

On en a beaucoup parlé ces derniers mois: longtemps prisés pour leurs propriétés imperméabilisantes et résistantes, les PFAS (dits aussi «polluants éternels») sont maintenant interdits dans la fabrication, l’importation et la vente de nombreux produits, notamment certains textiles et l’ensemble des cosmétiques. Cette interdiction s’étendra à l’ensemble des textiles d’ici 2030 (à l’exception des usages industriels spécifiques). Parallèlement, les autorités sanitaires imposent désormais un contrôle strict de ces PFAS dans l’eau potable, avec des seuils très bas à respecter avant juillet 2026. C’est dire demain !… Pour les entreprises, cette réforme exige notamment la mise en place de certifications garantissant l’absence de PFAS.

Le CBAM (ou Taxe Carbone aux Frontières) est devenue réalité

Le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (plus simplement appelé : Taxe carbone aux frontières) est désormais pleinement opérationnel. Il impose aux importateurs européens de produits fortement émetteurs de CO2 (tels que l’acier, l’aluminium, le ciment, les engrais, l’électricité ou encore l’hydrogène), d’acheter des certificats correspondant aux émissions incorporées dans ces produits. Le prix des certificats est indexé sur le marché européen du carbone, ce qui crée une pression financière comparable à celle subie par les producteurs européens. Cette mesure vise à éviter les fuites de carbone et à inciter les chaînes d’approvisionnement internationales à réduire leurs émissions. Pour les organisation, elle exige donc d’anticiper plus que jamais les coûts, de revoir éventuellement leurs partenariats. Et d’intégrer, bien évidemment, ces contraintes dans leurs stratégies RSE.

Au delà des contraintes, de véritables leviers stratégiques pour la RSE

Pas de doute, ces trois réformes imposent une transformation profonde des pratiques, exigeant (entre autres) une refonte des politiques d’achats et une transparence accrue dans le reporting. Désormais, les entreprises doivent absolument intégrer la prime plastique dans leurs critères d’approvisionnement, garantir des gammes de produits sans PFAS, et préparer d’ores et déjà leurs déclarations CBAM. Mais au-delà de la mise en conformité et des contraintes qu’elles supposent, ces mesures offrent aussi une grande opportunité : transformer ces dites « contraintes » en leviers stratégiques, et accélérer du même coup leur transition écologique en solidifiant durablement leur RSE.

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