Baromètre 2025 de la performance énergétique des bâtiments : Des progrès, mais encore très insuffisants

Par Laurent F.
3 minutes de lecture
Baromètre 2025 de la performance énergétique des bâtiments : Des progrès, mais encore très insuffisants

Comme chaque année, l’édition 2025 du Baromètre de la performance énergétique et environnementale des bâtiments (BPE) offre un état des lieux très détaillé des performances énergétiques et environnementales du secteur résidentiel et tertiaire, tout en mettant en évidence des dynamiques contrastées selon les typologies de bâtiments. 

Réalisé par l’Observatoire de l’Immobilier Durable (OID), le Baromètre 2025 s’appuie sur un échantillon de 32 700 bâtiments représentant 123 millions de m², et sur des données collectées auprès de 53 sociétés. Un chiffre en constante augmentation d’année en année, et qui témoigne donc de l’appropriation progressive de l’outil par les acteurs du marché. A la clé, quelques nouveautés viennent enrichir cette année l’analyse de l’OID. Ainsi, par exemple, les indicateurs sont désormais déclinés en énergie primaire, énergie finale et émissions de gaz à effet de serre, renforçant de ce fait la cohérence entre performance énergétique et trajectoires de décarbonation. 

Bureaux et parc tertiaire ont lâché beaucoup trop de lest !

Les résultats du Baromètre de la performance énergétique et environnementale des bâtiments 2025 dressent un constat plutôt nuancé. Des progrès certes, mais de sérieuses sources d’inquiétude également. En effet, après plusieurs années de baisse marquée, le secteur immobilier peine à poursuivre sa dynamique. Dans les bureaux, la consommation énergétique finale moyenne n’a diminué que de 0,7% en 2024, contre 6,3% en 2023. Un net ralentissement plutôt préoccupant. Car, à ce stade ( et si les consommations d’énergie devaient suivre le même rythme dans les années qui viennent ), ni le parc de bureaux ni le secteur tertiaire n’atteindraient les objectifs des 40% attendus en 2030 ( par rapport à 2010 ). Et pour cause : en intégrant les nouvelles surfaces construites, la baisse globale des consommations ne dépasserait pas 15,4% en 2030 ! Deux fois moins qu’attendus, donc !

Logistique, Transport de marchandise et secteur résidentiel consomment davantage

La logistique constitue l’un des principaux points de vigilance de cette édition 2025. Car les consommations énergétiques des entrepôts repartent nettement à la hausse (+4,1%), suivant une trajectoire proche de celle du transport routier de marchandises. Même tendance du côté du parc résidentiel où les consommations énergétiques augmentent également (+4,4%), tout comme les émissions GES. Une hausse qui concerne aussi les hôtels.

Les centres commerciaux sont les plus économes en énergie

Les centres commerciaux, eux, affichent des résultats bien plus encourageants. Pour la deuxième année consécutive, les consommations énergétiques des parties communes reculent fortement : – 11,3% en 2024, ceci malgré une fréquentation en hausse. 

À noter : Les premiers indicateurs relatifs aux commerces de détail mettent en évidence un écart marqué entre commerces alimentaires et non-alimentaires, les premiers étant pénalisés par la présence d’équipements particulièrement énergivores. 

Les établissements de santé de plus en plus vertueux

Enfin, le Baromètre salue également les performances des hôpitaux, cliniques, EHPAD et autres EMS qui, tous, confirment des trajectoires de plus en plus vertueuses, avec des baisses régulières de leurs consommations énergétiques comme de leurs émissions GES. Ceci, malgré des taux d’occupation en hausse. Aucun doute : ces résultats soulignent l’efficacité de stratégies de long terme, fondées sur l’investissement, le pilotage énergétique et la continuité des efforts.

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