Entreprises: 5 pièges à éviter lorsqu’on veut obtenir un label RSE

Par Laurent F.
3 minutes de lecture
Label RSE : Cinq erreurs à éviter impérativement

Vous souhaitez obtenir un label RSE? Où que vous choisissiez de vous adresser, voici cinq erreurs à éviter absolument si vous voulez voir votre demande aboutir. 

Première agence indépendante de labellisation RSE en France, l’Agence Lucie apporte aujourd’hui son expertise à ses 1 400 membres. Selon elle, «l’obtention d’un label RSE repose sur une démarche exigeante, structurée et collective. Plusieurs écueils majeurs peuvent bloquer l’accès à la labellisation.» L’Agence Lucie  livre ainsi les cinq erreurs fondamentales à ne surtout pas commettre. Les voici:

1. Mettre en place une démarche cloisonnée, sans mobilisation collective

«La RSE ne peut reposer uniquement sur quelques personnes isolées. Un turn over élevé, l’absence de relais en cas de départ ou une implication limitée à un référent unique sont des signaux d’alerte.» Selon les experts de l’Agence Lucie, «Il n’est également pas rare que la coordination de la démarche soit confiée à des stagiaires ou des alternants: même compétents, ils n’ont pas toujours l’historique des actions engagées ni la vision claire de la stratégie, et leur contrat court terme pose la question du suivi à leur départ. Le pilotage doit être collectif, structuré et inscrit dans la durée, mobilisant l’ensemble des métiers.»

2. Sous-estimer les moyens humains et les compétences de chacun

«Une erreur fréquente consiste à vouloir avancer sans mobiliser les ressources humaines et les compétences nécessaires. Confier la démarche sans assurer de relais interne ni de transfert de compétences expose à la perte de dynamique dès la fin de la mission.»

3. Envisager ce label avant tout pour l’image ou la communication

Construire sa démarche RSE uniquement pour ses raisons opportunistes «ne résiste pas à l’épreuve du temps.» Même chose si l’on veut collectionner les labels et les certifications sans convergence ni cohérence. «Multiplication des démarches, dispersion des ressources, démobilisation des équipes et perte d’efficacité globale. Ce manque d’articulation finit par fatiguer les référents et diluer l’impact de chaque initiative.». Et l’Agence Lucie d’appeler à la vigilance sur autre point: «Une approche structurée suppose de cibler d’abord les actions à fort impact, puis de progresser étape par étape.» Question de priorités, évidemment!

4. Ne pas suivre les obligations légales et ne pas formaliser ses actions

Cela tient de l’évidence, mais toujours bonne à rappeler: «Le respect des obligations légales (prévention des accidents du travail, droits humains, dialogue socia) est un prérequis absoluMais, pour les expertes de l’Agence Lucie, cela ne suffit pas: «La crédibilité de la démarche repose aussi sur la capacité à formaliser ses actions et à produire des preuves concrètes. (…) Sans traçabilité ni documentation, il est impossible d’attester de l’engagement réel et du suivi des progrès.» En clair, la transmission orale ne suffit pas. C’est un support écrit qu’il vous faudra pouvoir présenter. 

5. Bâtir sa RSE sans établir un dialogue avec les parties prenantes

«La RSE ne se construit pas en vase clos. L’absence de dialogue, tant en interne qu’en externe (partenaires, clients) prive la démarche de cohérence et de légitimité. L’écoute, la co-construction et l’organisation d’espaces d’échange sont indispensables pour bâtir une stratégie partagée, cohérente et adaptée aux enjeux de l’entreprise.»

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