Publié par l’Arval Mobility Observatory, le palmarès 2025 des meilleures ventes de véhicules utilitaires légers (VUL) dans les flottes d’entreprise a récemment été publié. Il confirme la tendance générale. À savoir une nette suprématie des constructeurs français, et une montée en puissance des motorisations électriques. Derrière ces excellents chiffres, une constatation : c’est toute la mobilité professionnelle qui se redessine ces temps-ci.
Renault et Peugeot toujours en tête des ventes de VUL
Pas de surprise : en 2025, toutes motorisations confondues, le Kangoo est resté le roi incontesté des flottes professionnelles françaises. Avec plus de 21 000 immatriculations, le fameux petit utilitaire de Renault rivalise toujours avec le Trafic (qui recule légèrement), tandis que le Peugeot Partner complète le podium. Ainsi, plus que jamais les gestionnaires de flotte plébiscitent des véhicules capables de répondre à des usages multiples (livraison urbaine, interventions techniques, transport de matériel…). Très léger bémol toutefois : s’il domine le classement, Renault enregistre toute de même une petite contre-performance : son Master, longtemps leader des grands fourgons, dégringole à la cinquième place, victime d’un marché qui se réoriente vers des formats plus compacts.
À noter : Deux modèles étrangers tirent leur épingle du jeu : le Ford Transit Custom, en forte progression (+39%), et l’Iveco Daily, qui -lui- reste stable.
L’électrique franchit un cap symbolique
C’est l’autre bonne nouvelle du marché des flottes professionnelles en 2025: les VUL électriques dépassent désormais 10% de part de marché, avec une croissance de près de 30%. Et, une nouvelle fois encore, l’hexagone est à l’honneur : le Kangoo e-Tech mène là encore la danse, suivi par le Peugeot e-Partner et le Citroën ë-Berlingo. Trois modèles qui séduisent par leur autonomie et des coûts d’usage en baisse. Le tout étant renforcés par les incitations fiscales, bien entendu. Derrière ce trio de tête, viennent deux Allemands: le Volkswagen ID. Buzz et le Mercedes eSprinter. Une chose est sûre : en plein développement, la bataille pour l’électrique n’en est qu’à ses débuts !
Un marché en pleine mutation
Comme sur le marché national global, les immatriculations ont certes reculé en 2025 (-8,6 %), mais la montée en puissance des VUL électriques viennent changer la donne. Avec, qui plus est, une offre de plus en plus large. Conséquence : si, il y a encore peu- la capacité de chargement et la puissance moteur dominaient les débats du côté des acheteurs, désormais c’est surtout l’autonomie, la compatibilité avec les bornes de recharge et la connectivité embarquée qui deviennent des facteurs décisifs.
Et en 2026 ?
Là encore, c’est sans surprise : à peine entamée que l’année qui vient s’annonce comme une année charnière. Voire un tournant majeur ! Et pour cause: tandis que l’électrification des flottes professionnelles doit impérativement poursuivre son essor, les constructeurs préparent une (très attendue) nouvelle vague de VUL électriques. Avec des autonomies renforcées et des solutions de recharge rapide. Bref, c’est absolument certain : le VUL n’est plus seulement un outil de travail. Il devient un vecteur stratégique, au cœur même des politiques RSE et des différents plans de mobilité durable. Avec, pour défi essentiel et majeur, la nécessité de conjuguer performance économique et responsabilité environnementale.