Pour un gestionnaires de flotte d’entreprise, la question n’est plus de savoir s’il faut choisir entre le vélo ou la voiture de fonction, mais plutôt d’évaluer les besoins auxquelles les deux solutions peuvent répondre. Et de les déployer à leur juste mesure. Voici les quatre grands points à connaître avant d’effectuer (ou non) cet arbitrage qui peut s’avérer essentiel. Quatre grandes étapes, et autant d’avantages à apprécier à leur juste valeur.
1. L’arbitrage ne dépend pas du véhicule mais de l’usage
Certains profils (et certaines entreprises) n’ont pas d’alternative crédible à la voiture, notamment pour de simples raisons géographiques. Dans les territoires ruraux, par exemple, les distances et les infrastructures peuvent rendre le vélo inadapté (ou compliqué à emprunter au quotidien). De même, certains métiers exigent l’usage de voitures ou de VUL.
Mais qu’en est-il de votre propre territoire et de votre secteur ? Vos collaborateurs ont-ils besoin d’un véhicule motorisé en permanence ? Leurs trajets sont-ils urbains, courts, prévisibles, et donc parfaitement compatibles avec un vélo de fonction ? Sachant que, dans les grandes métropoles, un vélo électrique permet souvent de réduire de moitié le temps de trajet, d’éviter les difficultés de stationnement et d’améliorer la ponctualité, la question mérite largement d’être posée. Bref, votre arbitrage doit donc nécessairement partir du terrain.
2. Des coûts et une fiscalité impossibles à ignorer
Lorsqu’on compare le vélo et la voiture de fonction d’un point de vue économique, l’écart est évidemment spectaculaire. Pour un gestionnaire de flotte d’entreprise, cette grande différence transforme le vélo en un moyen extrêmement efficace de rationaliser les budgets tout en conservant une offre de mobilité attractive. Sans parler des effets fiscaux. TVS, avantage en nature, limitations liées aux émissions, fiscalité sur les carburants, restrictions régionales, obligations de reporting, la voiture de fonction est soumise à une réglementation forte. Le vélo, au contraire, bénéficie d’un cadre simple, largement encouragé par les pouvoirs publics. Conclusion : raisonnez coût d’usage plutôt que prix d’achat.
3. Priorité au multimodale
Une entreprise peut parfaitement conserver des voitures là où elles sont indispensables, tout en déployant des vélos de fonction pour les usages qui le permettent. Cette approche multimodale permet de réduire l’usage de la voiture sans la supprimer. Et donc d’abaisser mécaniquement les coûts de fonctionnement tout en ayant la forte chance d’améliorer la satisfaction des collaborateurs.
4. Penser service plutôt que statut
Enfin, reste ce qui peut souvent sembler le plus « compliqué » : sortir du modèle traditionnel. Ou quand la voiture de fonction est encore trop souvent perçue comme un avantage statutaire. Heureusement, de plus en plus de salariés (notamment dans les jeunes générations) privilégient la flexibilité, la simplicité et les préoccupations environnementales. Le vélo devient alors un outil attractif et valorisant quand la voiture peut paraître contraignante. Pour un gestionnaire de flotte d’entreprise, il s’agit donc de raisonner en « services de mobilité » plutôt qu’en « droits à véhicule ». Proposer un vélo de fonction là où il est pertinent, une voiture mutualisée là où elle est nécessaire, et des solutions combinées lorsque cela fait sens permet alors de répondre à toutes les attentes. Y compris budgétaires!