Parce que l’électrification s’accélère au sein des flottes d’entreprise, que la fiscalité évolue et que la pression sur les budgets pousse à traquer les coûts invisibles, le TCO prend plus de poids que jamais. Voici 7 leviers plus simples qu’il n’y paraît pour le réduire encore.
1. S’appuyer sur la réalité des usages plutôt que sur les moyennes observées
Souhaiter réduire le TCO commence par une question simple : qui roule, où, combien, et pour quoi faire ? Tant que la flotte est pilotée sur des moyennes et de simples impressions, le besoin réel ne pourra évidemment pas être pris en compte. Au contraire, un audit d’usage permettra de redimensionner la flotte. Et de voir également les contrats trop longs ou trop courts.
Bon à savoir : Selon une enquête Enedis/BVA sur l’utilisation et la recharge des véhicules électrifiés en entreprise, les organisations qui mesurent et cadrent leurs usages progressent plus vite dans la transition. À la clé, une maîtrise plus fine des coûts.
2. Standardiser la car policy
Au delà des enjeux RH, la car policy est l’un des principaux leviers TCO. Elle décide de la taille des véhicules, du niveau d’équipement, des options des règles d’usage, et même du mode de restitution. Ainsi deux véhicules équivalents pourront avoir des TCO très différents selon ce que l’entreprise décide pour chacun d’eux. Bref, une car policy performante va clarifier ce qui est indispensable et ce qui ne l’est pas. Elle peut aussi différencier les catégories d’usage : véhicule de service, véhicule de fonction etc… Une catégorisation qui évitera d’attribuer un véhicule dit de fonction pour un usage d’astreinte ou de service, par exemple.
3. Piloter l’électrique comme un poste stratégique
Trop d’entreprises laissent l’énergie se gérer « au fil de l’eau » via des recharges publiques et des notes de frais, sans supervision. Pourtant, les retours d’expérience prouvent qu’une recharge réalisée sur site ou à domicile transforme l’équation. Non seulement l’entreprise reprend la main sur le coût, mais elle réduit aussi les coûts indirects. À savoir le temps perdu aux points de recharge, les aléas de disponibilité des bornes, voire le stress contre-productif des collaborateurs en ces occasions.
4. Réduire l’immobilisation des véhicules
Une journée sans véhicule disponible, c’est parfois une intervention reportée, une tournée raccourcie, un client mécontent, et donc un planning à revoir et, au final, un coût réel qui peut être important. Mieux vaut donc mesurer ce coût fantôme. Et évidemment le réduire. Ainsi agira-t-on sur la fiabilité du parc, l’organisation de la maintenance, et sur la politique de véhicules de remplacement. Bref, le bénéfice est double. D’un côté, les dépenses d’entretien non planifiées faiblissent. De l’autre, l’activité est stabilisée.
5. Repenser la durée de détention des véhicules
Selon Arval Mobility Observatory, la structure du coût des véhicules (financement, fiscalité, énergie…) varie fortement selon les motorisations et les segments. Ce qui impose d’ajuster les durées et les kilométrages au plus près, plutôt que d’appliquer un standard unique. Adieu les contrats trop longs pour des véhicules qui roulent peu, et ceux trop courts pour des modèles souvent utilisés !
6. Augmenter leur taux d’utilisation en les mutualisant, par exemple
Loyers, stationnement, assurance, maintenance minimale… Un véhicule qui roule peu coûte cotte de même cher au kilomètre. Il s’agit donc de réexaminer les véhicules « dormants » et ceux qui roulent par intermittence pour les supprimer ou pour simplement les mutualiser.
7. Intégrer la fiscalité dès la prise de décision
Selon le TCO Scope 2025, la fiscalité représente en moyenne 28% pour un véhicule thermique, 14,9% pour un électrique. Mais attention : cet avantage n’est pas automatique. Il dépend évidemment des véhicules, des dispositifs, et de la façon dont l’entreprise va structurer ses choix. Dans la pratique, le gain est effectif lorsque la motorisation, la politique d’attribution, et les règles internes (notamment l’avantage en nature) sont cohérentes. Un conseil, alors : intégrer la fiscalité dès le départ, et non après coup.