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Valentin Jamet : « L’important, c’est que les participants passent un bon moment. »

par Néo Prevot

Valentin Jamet, responsable d’équipe pour la Fresque du Climat, nous en dit plus sur tout le processus de cette fresque et comment sont formés les participants.

La Fresque du Climat, c’est quoi ?

La Fresque du Climat, c’est un atelier qui dure 3h00, 3h30. L’objectif, c’est de comprendre les liens de causalité dans le changement climatique. Nous, durant l’atelier, on va faire comprendre aux participants les liens, les causes qui sont plutôt liées à nos modes de vie avec les conséquences du changement climatique. Durant un atelier de 3h30 qui est basé sur l’intelligence collective.

Quelques chiffres…

On va être sept autour de la table et un animateur, il va être capable de gérer deux groupes en simultané. Et il va passer d’un groupe à l’autre. Au-delà de ça, la Fresque du Climat, c’est aussi un projet qui est une association. L’association compte toujours une cinquantaine de permanents et plus de 70 000 animateurs qui sont capables d’animer des Fresques du Climat en France, mais dans le monde entier. C’est vrai que c’est notre richesse, vraiment, la communauté des animateurs.

Qu’est-ce qui ressort de cette fresque ?

Déjà, l’important, c’est que les participants passent un bon moment. Ça, ça va être vraiment la clé pour nous, c’est que derrière, ils aient envie de passer à l’action. De plus en plus, on travaille sur le design pédagogique pour que les participants et nos animateurs les incitent à passer à l’action derrière. Bien sûr, tout le monde ne va pas être sur les mêmes niveaux de prise de conscience. Ça va dépendre avant d’arriver à l’atelier. Donc, il y a des participants, ça va être un déclic, la fresque du climat, parce qu’ils étaient prêts à ça. Et pour d’autres, la fresque du climat, ça va être une graine qu’on a posée et qui germera un autre moment.

C’est vrai qu’étant donné que c’est basé sur l’intelligence collective, chacun va apporter les sujets. Derrière ce qu’on fait après la fresque du climat, ça va vraiment dépendre de où on en est, chacun dans notre conscience sur le sujet.

Un format jeunesse

La fresque du climat dans les établissements de l’enseignement, c’est vraiment ça qui a lancé le projet à la base. C’est Cédric Ringenbach, le créateur et le président de l’association, qui a testé la fresque du climat avec de nombreux étudiants et il s’est rendu compte que la fresque du climat pouvait passer à l’échelle, parce qu’en quelques semaines, il a réussi à monter une équipe d’animateurs et ensuite à sensibiliser plus de 800 ou 900 étudiants d’un coup. C’est comme ça qu’il s’est dit : ce projet peut passer à l’échelle supérieure. En fait, depuis le début, on est très lié à l’enseignement. Aujourd’hui, on reçoit des demandes régulièrement dans l’enseignement supérieur, mais aussi dans l’enseignement secondaire. On va dire que c’est à peu près plus de 300 000 étudiants qui ont participé à une fresque de climat sur les 1 400 000.

Les étudiants aujourd’hui seront dans les entreprises demain

Au-delà de motiver, déjà, ça va être des étudiants qui vont être qui vont être exigeants sur le choix de leur employeur. C’est vrai que moi, je pense notamment, je suis de la génération de Pour un réveil écologique. Il y a eu 30 000 étudiants qui étaient signataires d’un manifeste qui disait qu’on n’irait pas travailler dans les entreprises qui détruisent la planète. Et donc, de plus en plus, les étudiants sont exigeants sur ces sujets-là. Et donc, déjà, ils choisissent des entreprises qui prennent conscience de ces enjeux-là et aussi, également, qui veulent les transformer de l’intérieur. Il y a presque du climat, mais pas que, ils veulent aller plus loin aussi.

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