À l’occasion du World Impact Summit 2026, salon dédié aux solutions de la transition durable, Anne Le Hénanff, Ministre de l’Intelligence Artificielle et du Numérique, a répondu à une question centrale : l’intelligence artificielle peut-elle rimer avec transition durable ?
Pour la ministre, la réponse est claire : oui, à condition d’en mesurer et d’en maîtriser l’impact environnemental.
Mesurer l’impact environnemental du numérique
Dès le début de l’échange, Anne Le Hénanff insiste sur la cohérence du lieu : le salon est « un endroit où on parle de la tech sur la thématique de l’environnement, de la RSE ».
Elle explique avoir placé la question environnementale au cœur de son action ministérielle : « C’est d’ailleurs un des premiers points que j’ai mis sur la table en arrivant ».
Son objectif : ne jamais dissocier développement numérique et impact écologique.
Data centers et IA : un impact à encadrer
La ministre reconnaît explicitement que l’intelligence artificielle et les data centers consomment beaucoup d’énergie : « On sait que les data centers consomment énormément d’énergie, que l’IA a besoin de beaucoup d’énergie. Ça a un impact sur l’environnement. ».
Face à ce constat, elle évoque la nécessité de dresser un état des lieux : « Il faut pouvoir le mesurer. Et donc on fait un état des lieux, l’idée est de se fixer des trajectoires ».
Anne Le Hénanff insiste également sur l’enjeu stratégique : produire des data centers en France pour être « autonomes stratégiquement vis-à-vis des Américains ». Mais cette ambition industrielle ne doit jamais faire oublier l’exigence environnementale : « il ne faut jamais oublier que ça a un impact sur l’environnement. Il faut qu’il soit le plus faible possible. ».
L’IA comme outil au service de l’environnement
Au-delà de son empreinte énergétique, l’intelligence artificielle est aussi présentée comme un levier positif. « L’IA va nous servir à réduire cet impact environnemental. C’est un outil au service de l’environnement. ».
La ministre souligne également que « la France est quand même très moteur sur ces sujets-là » et met en avant la conscience environnementale présente dans les filières industrielles concernées.
Une ligne de conduite : innovation et responsabilité
Au World Impact Summit, Anne Le Hénanff défend donc une position d’équilibre : développer l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques, tout en intégrant systématiquement la mesure et la réduction de leur impact environnemental.
Pour elle, la transition durable et le numérique ne s’opposent pas, à condition de garder une exigence constante.