Si, en 2025, 65% des entreprises françaises disposaient déjà de véhicules dits « verts » (un taux nettement supérieur à la moyenne européenne), de nombreuses entreprises s’interrogent encore : comment amorcer la transition vers des flottes d’entreprise sans tout désorganiser ? Voici les 5 étapes par lesquelles il faut absolument commencer.
1. Faites un audit des usages au quotidien
C’est là la base de toute transition vers l’électrique. Tous les gestionnaires et les chefs d’entreprise ayant réussi l’électrification de leur flotte vous le diront : tout commence par un audit. Un état des lieux souvent trop sous‑estimé, et pourtant indispensable pour mieux connaître les usages réels des véhicules de votre flotte d’entreprise. Cet audit précis et factuel structurera toute votre stratégie future. Il repose sur des données on ne peut plus simples :
- Les distances parcourues
- La fréquence des trajets
- Le temps de stationnement des véhicules
- Votre zone géographique, et les autres éventuellement traversées
- Les types de missions réalisées
- La composition actuelle de votre flotte
- Les profils métiers au sein de l’entreprise
- Les coûts actuels de la flotte (carburant, entretien, fiscalité…)
2. Mettez en place une phase pilote, comme un laboratoire en conditions réelles
Une fois vos réels besoins identifiés, évitez les transitions trop brutales. Un conseil : mettez en place une période pilote. En clair, appuyez-vous sur un échantillon de quelques véhicules électriques et de collaborateurs volontaires qui prendront le volant d’un modèle électrique au cours d’une période test plus ou moins courte. Cette phase vous permettra d’observer ce qu’aucun tableau Excel ne pourra jamais vous révéler : l’efficience des modèles, leur TCO et la bonne adaptation de vos collaborateurs.
3. Choisissez les véhicules les plus adaptés à la réalité du terrain
Troisième étape : optez pour des véhicules qui répondent réellement aux usages identifiés. C’est une évidence, mais nul besoin d’acquérir des grands VUL si de petits modèles suffisent. Ou de grandes et luxueuses berlines lorsque de petites citadines peuvent faire l’affaire. Sachez que, dans l’immense majorité des cas, seuls quelques véhicules exigent plus de 300 km d’autonomie quotidienne. La majorité peut donc fonctionner avec des modèles compacts, et plus économiques.
En résumé, prenez en compte les critères réellement importants. C’est-à-dire :
- L’autonomie réelle des modèles
- La capacité de recharge
- Le volume utile
- Le TCO sur 36 ou 48 mois
- La valeur résiduelle.
4. Dimensionnez l’infrastructure de recharge au sein de votre flotte d’entreprise
Bien souvent (et selon la taille des entreprises) la question s’avère épineuse. Outre la nécessité d’installer des points de recharge électrique sur site, plusieurs décisions importantes seront à prendre. Parmi elles :
- Doit-on favoriser la recherche au domicile des collaborateurs ? Dans ce cas, comment la prendre en charge financièrement ?
- Doit-on prendre des abonnements chez des opérateurs privés afin de rendre la recharge plus facile lors des longs déplacements ?
Évidemment, ces choix appartiennent à chacun. Quoi qu’il en soit, l’expérience le montre : la majorité des recharges se font lentement, essentiellement la nuit ou durant la journée lors des arrêts prolongés. Seuls quelques véhicules électriques (et quelques profils de métiers) nécessitent des charges rapides.
Et n’oubliez pas : Une borne peut servir à plusieurs véhicules grâce à une gestion intelligente des créneaux et à des logiciels de pilotage.
5. Accompagnez vos collaborateurs à la transition vers l’électrique
Dernière étape : l’accompagnement et la formation à la mobilité électrique. Car les collaborateurs doivent impérativement être formés et accompagnés pour adopter leurs futures nouvelles habitudes et optimiser ainsi la pleine efficience de votre nouvelle flotte d’entreprise.