Si de nombreuses entreprises se heurtent à des difficultés lors de la transition vers l’électrique de leurs flottes, ce n’est évidemment pas par manque de volonté, mais par une mauvaise anticipation des différents enjeux opérationnels. Voici les 5 erreurs les plus souvent commises. Celles qui peuvent empêcher de réussir pleinement ce défi imposé tant par la loi que par la conscience environnementale de chacun.
1. Électrifier sa flotte sans analyser les usages réels
Voilà sans doute l’erreur la plus fréquemment rencontrée. Se contenter de remplacer des véhicules thermiques par des modèles électriques sans avoir procédé à une étude fine des usages est à éviter absolument. Kilométrage quotidien, types de trajets (urbains, périurbains, autoroutiers…), fréquence des déplacements, temps d’immobilisation sont autant de paramètres déterminants qu’il vous faut obligatoirement prendre en compte.
Sachez qu’un véhicule électrique s’avère particulièrement performant lorsqu’il s’git d’effectuer des trajets réguliers, prévisibles et inférieurs à plus ou moins 300 km par jour. A l’inverse, des usages intensifs sur autoroute ou des tournées longues et imprévisibles peuvent générer frustration, ralentissements et surcoûts. En raison des nécessité de recharge électrique principalement. La bonne pratique consiste donc à analyser en amont les données d’usage.
À noter : L’électrification des flottes d’entreprise doit être progressive et forcément ciblée.
2. Sous-estimer l’enjeu de la recharge électrique
On vient de l’évoquer : un véhicule électrique sans solution de recharge adaptée devient très rapidement un problème opérationnel. Sauf que bien des entreprises se concentrent sur le choix des modèles, en reléguant la recharge au second plan. Grave erreur !
Recharge sur site, au domicile des collaborateurs, sur bornes publiques : chaque solution a ses avantages et ses inconvénients car impliquant des contraintes techniques, juridiques et financières. D’où la nécessité absolue de penser à cette problématique en amont.
3. Négliger l’accompagnement des collaborateurs
Passer à l’électrique, ce n’est pas seulement changer de motorisation, mais modifier les habitudes de conduite des usagers. La motorisation n’étant pas encore chose familière pour chacun d’entre nous, elle peut susciter craintes et/ou interrogations. Pour balayer les idées reçues et rassurer celles et ceux qui en auraient besoin, un accompagnement est donc nécessaire.
Il s’agit donc (en amont, là encore) de former et d’informer. Tous les témoignages concordent : avec un bon accompagnement au changement la mobilité électrique est adoptée par une immense majorité des collaborateurs.
4. Se focaliser uniquement sur le coût d’achat
Quand bien même les tarifs sont à la baisse, le prix d’achat d’un véhicule électrique peut encore freiner certains gestionnaires de flottes d’entreprises. Pour autant, on le sait bien : la gestion de flotte repose sur le coût total de possession (TCO). C’est-à-dire sur les coûts d’énergie et de maintenance, sur la fiscalité et sur l’amortissement. Or, sur ce terrain, le match est quasi joué d’avance : l’électrique se révèle la plupart du temps bien plus compétitif que le thermique.
5. Ignorer les évolutions réglementaires et fiscales
Bonus, taxes, quotas de verdissement, avantages en nature : le cadre réglementaire évolue rapidement. D’où la nécessité d’une vigilance accrue. Et même d’une anticipation. Ne pas anticiper ces évolutions peut en effet exposer l’entreprise à des surcoûts ou à des choix inadaptés sur lesquels il faudra forcément revenir à terme. A l’inverse, anticiper les futures obligations imposées par la loi ne peut qu’accroître les chances de plein succès de l’électrification des flottes.