Vélos électriques ou VAE : Des avantages non négligeables

L’achat de vélos électriques et autres VAE n’a jamais été aussi favorisé. On fait le point.

Depuis le début de la crise sanitaire, le marché du vélo connaît une explosion jamais connue en France (+ 25 % sur la seule année 2020 !). Pour autant – à l’heure où la mobilité verte est devenue une urgence et que primes et bonus à l’achat de VE ont été mis en place depuis longtemps déjà- les vélos électriques restaient bizarrement à l’écart de toute aide financière. Enfin ça y est ! Voté le 9 avril dernier dans le cadre de la loi Climat, le dispositif permet désormais de passer au V.E. ou au VAE tout en bénéficiant d’une prime à la conversion. Une aide qui concerne aussi les vélos pliants, les vélos cargos, les tricycles et les side-cars. Mais sous quelles conditions, et à quelle hauteur ?

Les conditions pour accéder à la prime à la conversion

Pour accéder à la prime à la conversion, le nouveau propriétaire devra remplir sensiblement les mêmes conditions que lors de l’achat d’une auto électrique. Il devra avoir au moins 18 ans et résider en France. Son ancien véhicule (à moteur essence immatriculé avant 2006, ou diesel mis en circulation avant 2011) devra être retiré de la circulation et mis à la casse. Quant à son revenu fiscal de référence (sur l’avis d’imposition 2019), il ne devra pas dépasser 13 489 €. Un seuil moindre que celui retenu pour les voitures électriques, le gouvernement souhaitant là privilégier les revenus les plus modestes. Bien entendu, le vélo devra également rentrer dans les critères de la loi Climat. Ainsi, sa batterie devra impérativement être sans plomb. La puissance maximale de son moteur devra être inférieure à 2 kW. Son prix d’achat ne devra pas dépasser 60 000 €. Enfin, l’acheteur doit attendre au moins 6 mois ou avoir parcouru au moins 6 000 km avant de revendre le vélo. S’il remplit toutes ces conditions ? Le montant de l’aide n’est pas encore connu, mais il devrait se situer autour des 1 500 €.

Davantage d’aires de stationnement et une intermodalité favorisée

Toujours à la faveur de la loi Climat, d’autres mesures ont été mises en place. Un amendement visant à la prise en compte des plans de mobilité créés par la LOM (Loi d’Orientation des Mobilités) devrait ainsi aider à la création d’aires de stationnement sécurisées pour les vélos. Mais pas seulement. Car il s’agit aussi de développer plus encore l’intermodalité, et de favoriser la création de pistes cyclables et autres véloroutes. En incitant, de ce fait, à une plus grande utilisation du vélo dans nos trajets quotidiens comme pendant nos temps de loisirs.

Pas d’assurance obligatoire

Enfin, outre ces mesures, le Parlement et le Conseil européens viennent, fin juin, de conclure un accord visant à affranchir les vélos électriques de toute obligation d’assurance. « Avec cet accord politique, nous avons réussi à mettre un frein à une réglementation excessive et absurde pour les vélos électriques et certaines autres catégories comme les sports mécaniques », a déclaré Dita Charanzova, la rapporteuse du Parlement européen après l’annonce de cette décision si attendue. Ainsi, si votre vélo électrique ne dépasse pas 250 watts de puissance et 25 km/h en assistance, pas besoin d’assurance spécifique. Mais une responsabilité civile reste évidemment fortement conseillée !