Vélos électriques : le made in France fait un carton!

    Vélo Coleen

    De plus en plus nombreux sont les fabricants qui produisent leurs modèles dans l’hexagone. Ou qui l’envisagent pour bientôt. Zoom sur ces (re)localisations qui ne peuvent que nous réjouir.
    Aucun doute : comme tous les autres (et peut-être plus encore, ces derniers mois !) les vélos made in France ont le vent en poupe. Une véritable résurrection pour ce savoir-faire typiquement français qui, depuis les années 80, avait dû céder du terrain au profit des industriels asiatiques. Preuve de ce superbe « retour de flamme », le succès de La Manufacture Française du Cycle (MFC) est sans doute l’un des plus beaux exemples. Dans son usine de Machecoul, en Loire-Atlantique, cette entreprise riche de 90 ans d’expérience assemble 400 000 vélos par an, dont environ 100 000 VAE. A elle seule, la MFC représente près de la moitié de la production française, et si elle travaille pour de nombreuses enseignes (Le Vélo Mad, notamment) elle dispose aussi de ses propres marques. Comme TVT E-Bikes, une gamme composée de VTTAE et de VAE urbains. Mais, bien sûr, MFC est loin d’être la seule entreprise à proposer ses vélos électriques. Elles sont de plus en plus nombreuses à avoir choisi (ou à envisager à court terme) une production 100 % hexagonale. La tendance s’est même accrue ces temps-ci. A cela une raison évidente : l’explosion de la demande. Mais pas seulement… Car la crise du Covid 19 est passée par là, et une pénurie de matières premières s’est installée à laquelle sont venus s’ajouter des délais de livraisons rallongés et des coûts très augmentés. D’où la nécessité, pour bien des fabricants, de penser relocalisation. Ou, d’envisager (lorsqu’il s’agit d’une nouvelle enseigne) une conception exclusivement française et non plus en Chine, en Amérique ou ailleurs. Besoin d’exemples ? Ils ne manquent pas !

    Partout en France !

    C’est ainsi que les emblématiques Cycles Mercier, créés en 1919 à Saint-Etienne, ont opté pour le retour de leur production dans les Ardennes. Iweech conçoit et fabrique ses vélos à Marseille. Chez la nantaise Reine Bike, hormis une batterie venue de Chine tout est 100% français. Voltaire conçoit ses vélos connectés à Paris, développe leur partie électronique dans la Sarthe, puis les assemble dans l’Aube. Angell – qui propose de luxueux deux-roues dont le premier a été imaginé par Ora Ïto – produit ses cadres grâce à de l’aluminium du Sud-Ouest, et son fondateur Marc Simoncini a récemment signé un accord avec la marque d’électroménager Seb pour assembler ses vélos dans son usine d’Is-sur-Tille, en Côte-d’Or. De son côté, Coleen conçoit, fabrique et assemble les siens à Biarritz. Martin Bouche, fondateur des Cycles Cavale, nous le disait ici : la marque parisienne met elle aussi un point d’honneur à commercialiser des vélos 100% français. La lyonnaise Eovolt, célèbre pour ses VAE pliants, va créer un nouveau site où elle devrait produire quelques 2 400 cycles par mois (contre 400 jusqu’ici). Sans oublier Moustache, qui propose pas moins de 65 modèles de vélos couvrant tous les usages (urbain, route, VTT, enfants etc…). En 2020, l’entreprise en a assemblé 50 000 dans son usine des Vosges. Elle vient d’agrandir son unité de production de 50%. Et les exemples peuvent s’enchaîner ainsi à l’infini. Ou presque !…