Tous nouveaux tous beaux ?

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On vous le disait récemment, les vélos made in France font un carton. Pour autant, pas de chauvinisme : des VAE venues d’ailleurs valent eux aussi le détour. Zoom sur trois nouveautés nées en Allemagne, en Pologne et aux USA.

En Allemagne, du haut de gamme

Fondée en 2012, l’entreprise allemande Ruff Cycles s’est faite connaître par la fabrication et l’assemblage de vélos mécaniques et électriques au design plutôt conceptuel et atypique. Son dernier né, le Biggie (qui succède à ses aînés Ruffian et Lil’Buddy), ne déroge pas à la règle. Un VAE haut de gamme, dont le prix flirte avec les 3 400 €. Sa particularité ? Sa longue selle, et surtout ses roues particulièrement larges : 24 ou 26 pouces.

Pour le reste, le très haut de gamme est au rendez-vous. Ruff Cycles a fait appel à son compatriote Bosch pour son moteur central Active Line (40 Nm) ou Performance Line CX (85 Nm) ainsi que pour les batteries (3 000 ou 5 000 Wh). Sur le guidon, l’écran affiche notamment la vitesse, l’autonomie restante (dont le fabricant ne précise pas l’étendue), mais aussi l’activation des phares et le mode utilisé. Les premières livraisons du Biggie devraient intervenir courant 2022.

 © Ruff Cycles

En Pologne, du minimalisme

La Polonaise Velotton devait jusqu’ici sa notoriété à ses sacs à dos et à ses kits de vélos électriques. Ces derniers mois, elle lance Velotton Road et Velotton Mixte, ses deux premiers vélos électriques. Deux modèles qui explorent la veine très en vogue du rétro chic, du « handmade » et du minimalisme. Vendus à partir de 1 390 € (sur le e-site du fabricant), ces deux beaux modèles couvrent jusqu’à 25 km/h et disposent d’une batterie amovible 360 Wh. Le tout offrant des vélos plutôt légers (16,9 kg), avec une belle autonomie (jusqu’à 110 km, 60 km si l’on ajoute une remorque).

© Velotton

Aux Etats-Unis, un accélérateur… encombrant !

Connue pour ses trottinettes électriques en libre-service, l’Américaine Bird vient de lancer son Bird Bike dont l’annonce a constitué un véritable feuilleton estival. Séduisant, il l’est à coup sûr. Visuellement, d’abord. Son cadre, par exemple, ressemble aux vélos VanMoof. Du côté technique, le moteur Bafang 500 ou 250 W assurent les 25 km/h, la transmission en courroie (Gates) s’annonce des plus fiables, et ses pneus Kenda sont – paraît-il – résistants aux crevaisons. Quant à sa batterie amovible elle autorise 80 km d’autonomie. Enfin, son écran – aidé par une connexion Bluetooth – s’avère performant et particulièrement pratique au pilotage.

© Bird

Pour autant, il y a un hic ! Selon les normes françaises, le Bird Bike ne peut à ce jour être considéré comme un VAE. En cause, une manette de gaz qui a été ajoutée sur la poignée droite. L’usager n’a donc pas besoin de pédaler pour accélérer. Un système d’accélération interdit chez nous. Ainsi, le site internet du Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance le précise clairement :«  le déclenchement de l’assistance électrique est nécessairement lié au pédalage« . Conséquence : en l’état, le Bird Bike imposerait à ses utilisateurs français les mêmes obligations que pour un cyclomoteur. A savoir la nécessité d’une immatriculation, l’adhésion à une assurance, le port d’un casque et de gants notamment. Pour le moment, le Bird Bike est donc uniquement disponible sur le marché américain (au prix de 2 299 dollars), et les premières livraisons devraient intervenir en décembre. D’ici là, Bird aura probablement annoncé une version conforme aux normes européennes. La société dit y travailler. A suivre !

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