«Acheter un VAE est un achat conséquent qui demande une réflexion, et surtout une confiance envers le marchand», selon Guillaume Adriansen co-fondateur Le Vélo Mad

    Fondateurs Le Vélo Mad

    Le Vélo Mad fait partie des principaux acteurs du marché des VAE. Son co-fondateur, Guillaume Adriansen nous présente cette marque dont le nom ne cesse de grandir. Et qui multiplie les projets.

    Sur quel concept a été créé Le Vélo Mad?

    Guillaume Adriansen: «Le Vélo Mad est tout d’abord une histoire d’amitié puisque j’ai créé cette entreprise avec mon ami d’enfance, Charles Hurtebize. Avant cela, nous avions créé la marque Chappelli Cycle, des vélos non-électriques fabriqués en Asie. Hélas, nous avons fait face à pas mal de problèmes. En 2017, l’idée nous est alors venue de nous lancer sur le marché du VAE, en plein essor. Nous voulions valoriser le savoir-faire français en faisant produire nos vélos à la Manufacture Française du Cycle (MFC) à Machecoul en Loire-Atlantique. Le but étant de proposer un produit de qualité premium, conçu, designé et assemblé en France, avec un look original, et tout cela à un prix juste. Nous avons alors décidé de travailler en vente directe pour supprimer les intermédiaires et réduire ainsi le prix final. Il fallait que celui-ci soit attractif tout en étant en adéquation avec la qualité des vélos.»

    Justement, quels sont leurs principaux atouts selon vous?

    G.A.: «Nous nous sommes positionnés sur des VAE urbains adaptés aux hommes comme aux femmes, pour une utilisation journalière. Notre volonté était de produire des vélos qui soient pratiques, fonctionnels, simples d’utilisation et esthétiques. En bref, il fallait qu’ils ne soient pas plus compliqués à utiliser et à entretenir qu’un deux-roues classique. Je dirais que nos atouts sont là. Et dans le fait qu’ils soient conçus, designés et assemblés en France. Le tout avec un look original, sobre et élégant.»

    Si vous avez opté pour la vente directe, vous avez néanmoins ouvert trois showrooms, à Rouen, Paris et Bordeaux. Des vitrines nécessaires pour faire face à la concurrence grandissante?

    G.A: «Nous vendons quasi exclusivement via notre site internet. Néanmoins, il était primordial pour nous d’avoir des magasins physiques, car cela sert à la crédibilité de la marque, mais aussi à rassurer les clients. Acheter un VAE est un achat conséquent qui demande une réflexion, et surtout une confiance envers le marchand. Ces showrooms permettent de venir essayer les vélos, de les voir en vrai, et d’avoir accès à un interlocuteur physique. Nous avons aussi mis en place un système d’ambassadeurs partout en France. Ce sont, dans un premier temps, des clients classiques qui ont voulu le devenir. De fait, qui mieux que les utilisateurs eux-mêmes pour en parler? Sur notre site ils sont répertoriés sur une carte de France afin que les clients potentiels puissent les contacter. En optant pour ce type de vente, nous souhaitions trouver une alternative afin que les clients effectuent leurs achats en toute sérénité.»

    A qui vous adressez-vous? 

    G.A.: «On peut diviser notre clientèle en deux catégories. Tout d’abord des CSP+ entre 30 et 45 ans habitant et travaillant en ville, et qui ne souhaitent plus se déplacer en voiture. Et des personnes en fin de carrière (ou des jeunes retraités) qui souhaitent pouvoir faire du vélo mais qui ne veulent pas que ce soit trop dur physiquement. Ou qui ont des problèmes de dos, de genoux, de hanche…»

    Des projets? 

    G.A.: «Nous sommes en train de mettre en place un partenariat avec une entreprise française de reconditionnement de batteries afin d’éviter le gaspillage et de pouvoir leur donner plusieurs vies. D’ici la fin de l’année, nous proposerons également de la Location Longue Durée pour les particuliers comme pour les entreprises. De plus en plus nombreux sont ceux qui se tournent vers les mobilités douces, mais tout le monde ne veut pas acheter son vélo. La LLD est donc une alternative parfaite pour ces personnes qui hésitent à franchir le pas. Et pour les entreprises qui veulent proposer des vélos à leurs collaborateurs sans avoir à gérer une flotte. Enfin, nous nous apprêtons à lancer de nouveaux modèles. Mais il est encore trop tôt pour en parler: je vous les présenterai dans les prochaines semaines!…»