Free Floating: Des nouvelles trottinettes à Marseille et à Nantes!

    Trottinettes Bird

    Depuis le 23 octobre à Marseille les règles ont changé du côté des trottinettes électriques quand, la semaine précédente, la ville de Nantes s’enrichissait de sa première (petite) flotte. On fait le point !

    Soucieuse de mettre de l’ordre dans l’anarchie régnant sur ses flottes de trottinettes électriques en libre-service, la ville de Marseille a décidé cet été de remettre les pendules à l’heure. Au programme, un nouvel appel d’offres et un cahier des charges scrupuleux. Si neuf opérateurs ont déposé leur candidatures, ce sont finalement trois d’entre eux qui ont été retenus. Bird, Voi et Lime (qui fait son retour après avoir été écarté du précédent appel d’offres) se partagent donc désormais le marché. Soit, au total, 4 500 engins, désormais accessibles (grande nouveauté !) 24h sur 24.

    Depuis le 23 octobre, les règles ont donc changé dans la cité phocéenne. Adieu les stationnements anarchiques ; les trois acteurs ont pris des engagements de bonne conduite. Avec obligation pour eux de s’entendre et surtout de mieux se répartir, en installant progressivement 900 lieux de stationnement, y compris dans les quartiers périphériques du centre-ville trop longtemps délaissés. Dans une interview accordée au quotidien « 20 Minutes » et publiée le 18 septembre, Audrey Gatian, adjointe en charge de la mobilité, en disait plus sur la nouvelle orientation de la municipalité : « On a beaucoup mis l’accent sur la sécurité. On demande donc aux opérateurs de brider les trottinettes à 10 km/h sur les zones piétonnes. (…) On a aussi changé de conception. On a des trottinettes plus lourdes, entre 25 et 30 kg. Les premiers modèles faisaient 7 kg. Ce n’est pas du tout pareil à soulever ! »Autre changement de taille : « On souhaite que le repêchage soit fait le plus rapidement possible pour limiter la pollution marine. Et que les batteries aient un système d’étanchéité. » Car, oui, sur le Vieux Port comme ailleurs dans Marseille, il n’était pas rare de retrouver des trottinettes jetées à la mer !

    A Nantes, une première hyper réglementée ! 

    Jusqu’ici, la Cité des Ducs faisait partie des rares grandes villes françaises à refuser les  flottes de trottinettes en free floating. Plus depuis le 18 octobre, date à laquelle la métropole nantaise a trouvé un compromis en lançant elle-même sa première flotte. Une grande première donc, mais très limitée géographiquement. Et surtout très réglementée ! Présente dans le seul secteur de la Chantrerie, au nord-est de Nantes, elle dispose de vingt vélos et de vingt trottinettes électriques répartis sur six stations, et disponibles seulement pour des locations de courte durée. Cette expérimentation, prévue pour durer deux ans, et pilotée par la SEMITAN (Société d’Economie Mixte des Transports en commun de l’Agglomération Nantaise). Elle vise à proposer une solution complémentaire de transport au-delà du terminus du bus C6 aux nombreux étudiants, salariés, et bien sûr aux habitants du quartier. Pour accéder au service il suffit de s’abonner via l’application Captain Bike. Les quinze premières minutes sont gratuites, et la minute supplémentaire est facturée 10 centimes. Mais, attention, un GPS veille au grain ! Pas question de trop s’éloigner. « L’usager recevra une notification, puis un appel téléphonique, s’il sort de ce périmètre d’environ 2km2, et une pénalité financière pourra lui être appliquée », avertit la SEMITAN.

    Malgré cette expérimentation, la métropole nantaise l’affirme : sa position sur le free floating n’a pas changé. D’autant que, selon elle, il entrerait en concurrence frontale avec le service Bicloo, qui propose déjà des vélos électriques en libre-service ou en LDD aux Nantais. Bicloo connait un franc succès depuis son lancement il y a trois ans.