« Les véhicules devront s’adapter en devenant électriques, connectés ou encore autonomes », selon Géraud Doucet, manager Magellan Partners

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Manager du secteur Energie Utilities au sein du groupe Magellan Partners, Géraud Doucet réalise des missions de conseil auprès de Grands Comptes dans le domaine de l’énergie et des énergies renouvelables. Il nous livre son avis sur le développement de la mobilité électrique dans nos villes, tout particulièrement sur sa place au cœur de nos futures smart cities.

Pouvez-vous nous présenter Magellan Partners ?

Géraud Doucet : « Magellan Partners est un groupe français indépendant de conseil en organisation et systèmes d’informations ancré dans les technologies et la data. Fort de plus de 1 400 consultants, nous sommes implantés dans 14 villes en France, 3 à l’international. Nous intervenons dans 6 secteurs métiers, et 8 expertises transverses dont Zéro Carbone et Infrastructures, IA & Data, Cybersécurité, et Smart Cities. De plus, Magellan Partners regroupe des activités IT spécialisées dans les technologies d’avenir. »

Comment accompagnez-vous cette transition sociétale et énergétique que représente le déploiement de la mobilité électrique ?

GD : « Nous accompagnons de grands acteurs publics et privés dans le domaine de l’énergie et des smart cities afin de développer leurs offres et services dédiés à la mobilité électrique. Le Groupe souhaite être un acteur des changements utiles de la société en construisant dès aujourd’hui des solutions durables avec ses clients, mais aussi en inventant celles de demain. » 

Le contour de nos villes est en train de se modifier, mais (nos vieilles habitudes faisant) la ville de demain va-t-elle pouvoir vraiment tout changer dans les déplacements de ses habitants ? 

GD : « Les villes sont principalement construites autour de l’usage de la voiture. Il est donc utopique de penser que celles de demain en soient libérées. Cela sera aux véhicules de s’adapter en devenant électriques, connectés ou encore autonomes. L’enjeu ne consiste pas à révolutionner les usages, mais plutôt à réussir à mettre en place des solutions concrètes capables de répondre aux enjeux qui arrivent en termes de climat, de densité urbaine ou encore de qualité de vie. »

« LA MOBILITE éLECTRIQUE S’intègre pleinement dans la perspective d’un monde plus connecté, plus efficace en énergie, en un mot… Plus smart ! »

Géraud Doucet, Manager Magellan Partners

La mobilité électrique est-elle un élément clé des smart cities ?

GD : « Avec la pluralité des usages qui en découlent (voitures, vélos, trottinettes en libre-service, transports en commun…), la ville de demain tiendra ses promesses en termes d’amélioration de la qualité de l’air, de diminution des nuisances sonores et de diminution de l’empreinte carbone. Mais cette mobilité doit également s’intégrer dans une approche systémique des villes. Dans le cadre d’une généralisation des voitures électriques et des nécessaires bornes de recharges (privées ou partagées), une approche « Smart » est indispensable dans la gestion du réseau électrique. »

C’est-à-dire ?

GD : « Les besoins en électricité vont devenir encore plus intenses et potentiellement plus sporadiques. On estime qu’il faudrait doubler la puissance électrique installée en France pour être en mesure de répondre à l’arrivée du tout électrique dans les transports. Il faut également noter que les véhicules électriques sont un formidable outil pour l’intégration des énergies intermittentes telles que le solaire ou l’éolien. En effet, leur point commun à toutes est la présence d’une batterie électrique capable de stocker les surplus d’électricité et de les restituer au moment souhaité. Les V.E. sont autant de relais de stockage décentralisés et éparpillés sur l’ensemble du réseau national : c’est le principe du vehicle-to-grid.« 

Mais cette mobilité bientôt 100% connectée ne risque-t-elle pas d’en freiner bon nombre ? Certains y verront la menace d’un « inévitable Big Brother », non ?

GD : « Comme tout changement important, la mobilité électrique va être accueillie avec appréhension. La généralisation de ce type de mobilité et les éventuels durcissements de la réglementation vis-à-vis des véhicules thermiques vont également susciter des réticences. Mais le débat devrait peut-être porter sur d’autres aspects. Car, comme toute nouvelle solution, la mobilité électrique présente des avantages et des inconvénients. Parmi les inconvénients, il faut noter une dépendance en matières premières toujours aussi forte (report de la demande en pétrole vers des batteries ou, au mieux, des métaux et terres rares) et une capacité de recyclage encore très limitée. Retenons cependant qu’elle est une opportunité grandissante pour les réseaux et la transition énergétique. Et qu’elle s’intègre pleinement dans la perspective d’un monde plus connecté, plus efficace en énergie, en un mot…plus smart ! »

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