Tour de France des mobilités durables: Le Mans: Au pays des 24 Heures, les mobilités durables forment un enjeu majeur

    Gare du Mans ©Ville du Mans

    Quelles sont les offres de nos villes? Pour quels enjeux? Et quels sont leurs projets? Make a Move vous invite à un Tour de France des mobilités durables. Nouvelle étape, Le Mans et sa région.

    Un pôle métropolitain qui regroupe 60% du département

    Outre le réseau des Pays de la Loire Aléop qui propose six lignes TER et treize lignes de cars dans l’ensemble de la région, Le Mans Metropole et ses dix-neuf communes organisent – comme toute agglomération – l’ensemble de ses transports collectifs. Et c’est à la SETRAM  que revient la gestion des transports publics de l’agglomération mancelle. A savoir tramway, bus, covoiturage et location de vélos. Toutefois, depuis 2015, à l’initiative du syndicat mixte Le Pays du Mans, le Pôle métropolitain Le Mans Sarthe a été créé. Depuis, il s’est saisi de la question des mobilités sur l’ensemble du territoire qu’il couvre. Soit 108 communes et plus de 350 000 habitants (150 000 dans la seule ville du Mans, 220 000 dans son agglomération). Au total, ce Pôle Métropolitain représente plus de 60% de la population sarthoise.

    Une première priorité: l’autopartage

    Premier axe développé par le Pôle Métropolitain Le Mans Sarthe, l’automobile. Pour permettre aux habitants des communes rurales disposant d’une offre pauvre en transports de rejoindre aisément un pôle d’échange multimodal, des lignes de covoiturage de proximité (Coup d’pouce) ont été créées. Des aires aussi, mises en place sur des parkings déjà existants. En parallèle, un service d’autopartage de véhicules électriques a également été lancé, Mouv’ngo, qui compte aujourd’hui vingt-huit VE sur quinze stations (avec bornes de recharge) répartis sur l’ensemble du territoire. L’objectif des élus ? Faire découvrir la mobilité électrique à une population qui n’en était jusque là pas familière. Et ça marche!

    A noter aussi que le Pays du Mans bénéficie par ailleurs d’Ouestgo, une plateforme publique et gratuite de covoiturage à dimension régionale. Une initiative portée (entre autres) par les régions Bretagne et Pays de Loire, le département du Finistère, les métropoles de Nantes, Saint-Nazaire, Rennes, Brest…

    Au Mans une riche flottes de vélos électriques en libre-service

    Mais revenons à la métropole mancelle. Ici pas de flotte privée en libre service, mais une belle flotte de vélos classiques, pliants ou VAE: plus de 2 000 deux-roues (majoritairement électriques) sont ainsi mis à la disposition des habitants. De même, des parcs à vélos sont proposés via Cenovia, un opérateur qui gère douze parkings dans la capitale sarthoise dont certains abritent ces parcs, et même des stations Mouv’ngo. Et pour les adeptes de trottinettes ou de scooters électriques? Le Mans et sa région n’ont pas mis en place de dispositif permettant leur location en libre service.

    Service d’autopartage de véhicules électriques Mouv’ngo ©Ville du Mans

    Le Mans: Un pôle de formation, de recherches et de développement

    Connue dans le monde entier pour sa fameuse course auto et moto des «24 Heures du Mans», l’agglomération s’est mobilisée depuis longtemps pour le développement des mobilités durables. Y compris sur le circuit lui-même où le sujet présente un enjeu particulier. De fait, l’organisatrice de l’événement, l’Automobile Club de l’Ouest (ACO) – en actrice engagée et solidaire – se fait aussi laboratoire d’innovations. Ainsi, elle propose une large gamme de formations incluant des modules d’apprentissage de l’éco-conduite. En 2021, les «24 Heures du Mans» ont introduit un Prix récompensant l’engagement des concurrents en matière de responsabilité sociétale et environnementale (RSE). Et il y a trois ans une catégorie dédiée à lhydrogène a même été créée. Elle devrait être instituée lors de l’édition 2024 de la course.

    L’hydrogène au cœur des perspectives mancelles

    «Incarné par le programme MissionH24, cet objectif majeur sinscrit dans une démarche globale: à lACO, lhydrogène ne se résume pas à la compétition», explique l’association. En effet, au Pays du Mans l’H2O est partout! Dans l’agglomération mancelle un écosystème est en train de se créer. Un premier bus a, d’ailleurs, récemment été mis en place sur le réseau SETRAM. Avec pour objectif, à court terme, de porter la flotte à dix véhicules.

    Le Mans Tech: Un hub au rayonnement international

    En parallèle, une association s’est installée ici: Le Mans Tech, qui s’est engagée dans la voie du développement des projets de mobilités durables et des énergies propres. Créée dans le cadre de la French Tech, elle propose des pépinières d’entreprises dédiées, notamment près de la gare multimodale du Mans. Avec le soutien de l’ACO bien sûr, mais aussi de la SNCF, d’Enedis, d’Orange ou encore de STMicroelectronics. Et avec un rayonnement de portée internationale!

    De nombreux projets

    Outre ceux portés par Le Mans Tech, ainsi que le développement de l’hydrogène (dont la production locale est en cours de réflexion), l’un des principaux chantiers soutenus par le Pays du Mans réside en la création d’une nouvelle halte ferroviaire au nord ouest de la ville, près de l’université et de l’hôpital. Prévue à échéance 2023-2024, elle concernera deux lignes reliant Le Mans à Laval d’une part, Le Mans à Alençon d’autre part.

    A voir:

    En 2019, Le Pôle Métropolitain Le Mans Sarthe a réalisé cette vidéo qui présente l’ensemble de l’offre de mobilités durables sur le territoire. Si les chiffres donnés ont un peu évolué depuis, le dispositif n’a pas changé.