Prendre le train avec son vélo ? C’est possible, mais sous certaines conditions…

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Vous n’empruntez plus le métro, le bus ou le tramway, vous avez fait un choix encore plus écologique : celui du vélo. Néanmoins pour aller voir votre grande tante à Marseille depuis Paris, pédaler est compliqué. D’après Géovélo, les 931 km se font en 67 heures alors face au TGV le cycle ne fait pas le poids. Mais rassurez-vous, dans notre beau pays, il est possible de réserver une place à votre fier destrier dans un wagon. 

Dans l’Hexagone

La SNCF pense à votre vélo. On peut lui réserver un espace à bord pour cinq euros pour les Intercités et dix euros pour les TGV lors de l’achat du billet de train. Ainsi, dans le cas du TGV, vous aurez un siège à côté de lui.

Vérifiez bien que la ligne que vous désirez emprunter offre cette possibilité car tous les trajets ne proposent pas cette disposition. Par exemple, si vous décidez de voyager en low-cost via Ouigo, vous ne pourrez pas transporter votre vélo tel quel. Il faut qu’il soit démontable afin de le ranger dans une housse et payer cinq euros. 

À bord des TER, les cyclistes ne paient pas. Un équipement dans les rames permet de le suspendre ou de le stationner durant le voyage dans la limite des places disponibles. En moyenne, il y a entre six et huit places à bord. Pour ceux qui utilisent le vélo comme moyen de déplacement quotidien, c’est la solution parfaite en terme d’intermodalité. 

Cette gratuité vaut aussi pour les trains de banlieue de la région parisienne : les Transiliens. Le vélo est accepté gratuitement à bord. La seule règle étant de ne pas gêner les autres usagers en cas de période de forte affluence. 

Au-delà des frontières

Si vous voulez quitter le territoire en train accompagné de votre vélo ne pensez pas à prendre l’Eurostar, le Thalys ou le Lyria. Ces compagnies n’acceptent que les vélos démontables sous housse. 

Pour ce qui est des différentes règles chez nos voisins européens, il va falloir vous renseigner car elles ne sont pas les mêmes partout. En Espagne ou au Portugal, les trains longues distances n’acceptent que les vélos démontables. Cependant pour les trajets régionaux ils sont acceptés gratuitement, mais les voyageurs espagnols, eux, devront payer trois euros pour les trajets de plus de 100 km. 

Dans la botte, comme chez ses voisins de la péninsule ibérique, ils doivent être démontés pour les trajets longue distance et seuls certains trains régionaux les acceptent. Il faut alors se renseigner auprès de Trenitalia et payer le prix d’un billet spécifique. 

Outre-Rhin, les vélos sont acceptés sur la plupart des trajets, mais il faut vérifier les places disponibles sur les trajets longues distances. Toutes les informations sont disponibles sur le site de la Deutsche Bahn

La Hollande, pays roi de la pratique en Europe, accepte bien évidemment la petite reine sur son réseau, mais seulement à certaines heures. Afin de ne pas gêner les autres passagers, elle est autorisé seulement en dehors des heures de pointe soit de 6h30 à 9h00 et de 16h30 à 18h00 ainsi que le week-end et les jours fériés. 

Pour ce qui est de la Pologne, le vélo est accepté dans la majorité des trains contre un billet d’environ 2,50 euros. À vous de voir maintenant votre prochaine destination. 

Conseil de la rédaction

Si vous devez souvent emmener votre deux-roues en train, nous vous conseillons de bien choisir votre modèle. Dans la plupart des pays, les vélos pliables et démontables sont acceptés partout. C’est le modèle parfait dans le cadre des voyages. Et si vous avez choisi un tricycle, tandem ou vélo-cargo, laissez le à la maison car il est très compliqué voire impossible de les emmener dans le wagon.