Les freins à l’achat d’une voiture électrique

Freins voiture electrique

Les sceptiques ont-ils (encore) raison ? 

Malgré un marché en pleine croissance, les adversaires des véhicules électriques affichent toujours leur scepticisme. Quand ce n’est pas leur franche résistance. Mais pourquoi ? 

Si, de façon globale, les ventes de voitures ont chuté en 2020, le segment des véhicules électriques (et hybrides) a connu une croissance historique. Selon le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA), leur part aurait triplé, passant de 7,6 à 21,5 % en un an. Une progression plus forte encore dans le reste de l’Europe où, d’après l’Association des Constructeurs Auto Européens (ACEA), les VE ont dépassé les véhicules diesel. Les raisons du retard français ? Des freins persistants qui tiennent bien souvent à des idées reçues persistantes. Ou à des vérités déjà dépassées.

Trop cher ?

Plus coûteux qu’un véhicule à moteur thermique l’électrique représente, il est vrai, un véritable investissement. Mais, à moyen terme, celui-ci peut s’avérer très rentable. Et pour cause… Un VE nécessite beaucoup moins d’entretien que les voitures à essence (30% de budget en moins). Quant à la consommation, elle se mesure non plus en litres/100 km mais en kWh/100 km. Sachant que – selon le véhicule – il faut compter de 12 à 20 kWh/100 km, et que le prix du kWh (pour un usage domestique) se place sous la barre des 0,20 €, le calcul est vite fait !

Trop peu de bornes disponibles ?

Difficile de réfuter cet argument. Incontestablement les infrastructures demeurent insuffisantes. Pour autant, les choses changent rapidement, et l’offre continue de se développer. De plus en plus nombreux sont les constructeurs qui proposent leurs propres solutions (Tesla, BMW etc…). Des firmes pétrolières, comme Total (plus de 20 000 bornes en France), développent leur réseau, et de nouveaux acteurs devraient arriver sur le marché. De plus, dans le cadre la transition écologique le gouvernement français a fixé l’objectif de 100.000 points de recharge ouverts d’ici à la fin de 2021. En ce sens, des aides et subventions sont proposées aux particuliers comme aux entreprises souhaitant en installer chez elles.

Une autonomie trop faible ?

En progrès constants, les constructeurs travaillent bien évidemment sur ce point. Quoiqu’il en soit, cette faiblesse est devenue toute relative. Quand on sait qu’une Renault Zoé peut aujourd’hui parcourir environ 300 km et que la nouvelle Porsche Taycan affiche une autonomie de 430 km environ, force est de constater que ce manque d’autonomie n’en est plus vraiment un !

L’électrique pollue ?

Voilà LA question qui fait débat ! Si, de toute évidence, la VE ne pollue pas lorsqu’elle roule, le sujet prête à débat entre les spécialistes. Les batteries fonctionnent au lithium, un métal alcalin qui nécessite une extraction difficile, qui se montre gourmande en énergie, et qui atteint à la biodiversité, voire aux personnes. Autant de raisons pour lesquelles de nombreux scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Tout comme sur le problème du recyclage. Quelque soit son niveau de pollution, à ce jour relativisons : au bout du compte, la voiture thermique ne polluerait-elle pas bien davantage que l’électrique ?…

La VE est dangereuse ?

Pour ses détracteurs, le silence de la VE poserait problème. il faut bien reconnaitre qu’elle n’offre pas la sonorité d’un moteur essence, et que la chose peut-être déroutante aux premiers temps. Non seulement on s’y habitue, mais le plaisir de la conduite arrive très vite. Un plaisir certes différent, mais tout aussi fort que celui provoqué par les véhicules thermiques. Et puis, pas d’inquiétude : la législation européenne imposant un minimum de 56 décibels aux moteurs automobiles, on vous entendra forcément venir !